Ah, l'Amérique post-Trumpienne. Le grand retour du 'make America think again' version IA. Alors que les modèles de langage brûlent les serveurs plus vite que les glaciers du Groenland, le 45e président (encore en campagne ?) daigne enfin envisager un décret exécutif pour encadrer ces monstres numériques. On se pince. On relit. Non, ce n'est pas un canular du New Yorker. C'est bien l'homme qui a appelé l'IA 'the biggest threat to humanity' dans une interview et qui, le lendemain, tweetait sur ses skills en programmation.
Décret ou décrette ?
Selon des 'sources proches du dossier' (probablement le stagiaire en charge du Wi-Fi), l'administration Trump mijote un ordre qui imposerait une surveillance fédérale sur les nouveaux modèles d'IA. Concrètement, on parle de reporting, de benchmarks, de transparency – tout ce que la Silicon Valley déteste et que Trump a toujours considéré comme de la paperasse woke. L'ironie ? Pendant que Musk, Altman et les autres jouent à qui aura le plus gros paramètre, Trump veut soudain leur coller un permit comme à une usine de chlore. Mais qui va vérifier ? La même FTC qu'il a vidée ? Ou peut-être une nouvelle agence dirigée par un donateur de sa campagne ? Par pitié, qu'on nous épargne le 'Trump AI Czar' (le poste est déjà en vente sur eBay, 99 dollars, livraison offerte).
DOGE un jour, DOGE toujours
Dans le même temps, un ancien employé du bureau DOGE (oui, celui qui gère le chien du président sur les réseaux sociaux) a annoncé sa candidature à un poste local. Cet homme, licencié pour 'mauvaise gestion des mèmes', veut maintenant représenter le peuple. On pourrait en rire, mais c'est le symbole d'une époque où n'importe quel ex-stagiaire ayant tweeté une photo de Trump en Superman peut briguer un mandat. Son programme : 'Make America Meme Again'. On lui souhaite bonne chance, surtout quand son adversaire sera un robot IA entrainé sur les discours de Bernie Sanders.
Hantavirus : la grande peur du week-end
Et puis il y a le hantavirus. Cette maladie rongeuse qui fait son comeback saisonnier, comme les soldes chez Walmart. Les médias paniquent : '300 cas par an !', 'Transmis par les souris !', 'Plus mortel que le Covid !' (bis repetita). Mais rappelons les faits : ça tue surtout des gens qui nettoient des cabanes de jardin sans masque. Alors oui, c'est grave. Mais non, ça ne mérite pas une une. Sauf si vous voulez vendre du papier toilette et des masques N95. Merci de votre attention, la prochaine alerte sanitaire est dans dix minutes.
En résumé : Trump joue les régulateurs, un ex-DOGE joue les candidats, et les rats jouent les agents pathogènes. Tout va bien. Buvez de l'eau (ma pas celle du robinet de Flint).