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Threads l'IA de Meta vous parle et vous ne pouvez pas la faire taire

Threads accueille une nouvelle IA que vous pouvez taguer, mais pas bloquer. Meta justifie cette décision par… rien du tout. Bienvenue dans le monde où votre fil de discussion n'est plus le vôtre.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
MetaThreadsMeta AIMuse SparkGrokblocking

Mardi, Meta a annoncé qu'elle testait une nouvelle fonctionnalité sur Threads : taguer un compte Meta AI pour obtenir des réponses ou du contexte sur une conversation. Un copié‑collé maladroit de ce que fait Grok sur X, mais en moins drôle. Sauf que, comme le rapporte Engadget, les utilisateurs ont découvert un détail qui fâche : impossible de bloquer ce nouveau compte. Et, comble de l'ironie, Meta s'en fiche royalement.

La fonction qui sent le réchauffé

Le principe ? Vous taguez @MetaAI sur un fil de discussion, et l'IA débarque pour vous donner son avis. Un peu comme si votre beau‑frère relou s'invitait dans chaque conversation de repas de famille. Sauf que votre beau‑frère, au moins, vous pouvez le prier de se taire ou de changer de table. Ici, Meta vous enlève cette option. Le bouton 'bloquer' existe, certes, mais il est grisé. Un bug ? Non, une fonctionnalité, comme on dit dans la novlangue de la Silicon Valley.

Meta vous aime, obéissez

En supprimant la possibilité de bloquer son compte AI, Meta envoie un message clair : votre confort, votre contrôle, votre vie privée ? Tout ça, c'est secondaire quand il s'agit de nous faire rentrer l'IA dans le gosier. La société de Menlo Park a dépensé des milliards pour rattraper OpenAI et Google. Elle a lancé Muse Spark en avril dernier, un modèle génératif censé montrer qu'elle n'est pas une ringarde de l'IA. Et pour justifier ces frais pharaoniques, il faut bien que les utilisateurs subissent l'IA, qu'ils le veuillent ou non. 12 milliards de dollars d'investissements annoncés rien que cette année. Pas question que les pauvres utilisateurs de Threads mettent leur grain de sable dans les rouages.

Qui se goinfre, qui se fait rouler

Derrière ce petit coup de force, il y a un business model classique : l'IA doit être omniprésente pour collecter des données, apprendre, et surtout générer des abonnements ou de la publicité ciblée. Meta n'a pas encore annoncé monétiser directement ce nouveau compte, mais laissez‑leur un trimestre. Vous verrez apparaître des réponses sponsorisées, des recommendations de produits ou du contenu 'recommandé' par IA. Les utilisateurs deviennent les cobayes d'une expérience à grande échelle, sans possibilité de refuser. Et pendant ce temps, Mark Zuckerberg peut se vanter en conf call que 'l'engagement grimpe'. Oui, l'engagement forcé.

La régulation dort, Meta en profite

On notera que la Commission européenne, si bavarde sur le DMA, n'a pas encore pipé mot. Pourtant, forcer un utilisateur à interagir avec une IA qu'il ne peut pas bloquer pourrait tomber sous le coup de l'interdiction des 'dark patterns'. Mais l'Europe a d'autres chats à fouetter – comme réguler les messages politiques sur X. En attendant, Meta teste sereinement en Amérique du Nord avant d'étendre le poison à l'Europe. Préparez‑vous à devoir discuter avec une IA qui s'invite dans vos threads. Et surtout, gardez le sourire, c'est pour votre bien.

Alors, chers utilisateurs de Threads, vous vouliez une alternative à X ? Vous l'avez. Une plateforme où même le bouton 'bloquer' devient un privilège, pas un droit. Meta vous demande juste de faire confiance à une multinationale qui, historiquement, a confondu 'innovation' et 'violation de vie privée' à peu près 47 fois. Mais rassurez‑vous : l'IA est sympa. Elle vous répondra poliment, même si vous ne voulez pas lui parler.

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