On savait que fusionner SpaceX et xAI serait une tambouille explosive. Mais personne n'avait prévu que le réacteur cracherait son carburant humain à la vitesse d'un Falcon 9 en phase de séparation. Depuis février, plus de 50 employés auraient claqué la porte de la toute jeune SpaceXAI – soit près d'un dixième des effectifs, d'après les fuites internes que même les NDA ne parviennent plus à étouffer.
Burnout ou purge silencieuse ?
Les raisons officieuses ? Un mélange classique de burnout, de changements de direction et de vols de talents par la concurrence. Officiellement, Musk parlerait de « rotation naturelle » et de « recalibrage stratégique ». Traduction : quand on promettait Mars et qu'on livre une énième réunion de stand-up à 2h du matin, les meilleurs préfèrent migrer vers des planètes moins hostiles. OpenAI, Google, et même des hedge funds technophiles auraient déjà signé des chèques mirobolants pour récupérer les déçus.
Stock-options périmées, illusions envolées
Le vrai scandale, c'est l'arnaque sur la liquidité. Musk avait vendu la fusion comme une machine à cash : les actions SpaceX et xAI transformées en titres SpaceXAI. Sauf que la fenêtre de rachat prévue en mars a été repoussée sine die. Résultat, les employés coincés avec de belles promesses sur papier toilette. Quand le vesting ne vaut plus que du vent, les talents prennent la poudre d'escampette. La blague : Musk lui-même continue d'empocher des centaines de millions en options. Mais pour le petit personnel, c'est ticket de métro et RSU virtuel.
Qui se goinfre, qui se fait plumer ?
Les gagnants : les cabinets de chasse de têtes qui facturent chaque cerveau débauché 30 % de son salaire annuel. Les perdants : les ingénieurs qui ont cru que l'aura Musk suffirait à remplir leur compte en banque. Et miracle, pendant que les équipes saignent, Musk trouve le temps de tweeter sur l'IA éveillée et de licencier ceux qui osent poser des questions sur les bénéfices réels de sa startup spatiale. SpaceXAI n'est pas une entreprise, c'est un tour de passe-passe financier.
Alors oui, les départs sont nombreux. Mais la vraie question est : combien faudra-t-il de démissions pour que quelqu'un, un jour, ose pointer du doigt le vrai problème ? Peut-être que quand le dernier employé aura éteint la lumière, Musk comprendra que les fusées, ça part mieux quand on ne brûle pas l'équipage.