SpaceX, la société qui devait sauver l'humanité de Mars, est devenue une entreprise de télécoms qui loue des serveurs à des IA. Le premier rapport trimestriel public de la firme vient de tomber, et il confirme ce que les rêveurs refusaient de voir : l'espace n'est plus qu'un prétexte.
Le spatial, parent pauvre du bilan
Sur les revenus déclarés, le secteur spatial n'atteint même pas un milliard de dollars. Encore plus drôle : il ne représente qu'un peu plus de 10% du total. Le reste ? De la télécom via Starlink et de la location de compute pour l'IA. En clair, SpaceX est un FAI déguisé en conquérant interstellaire, avec une machine à sous nommée xAI dans la poche.
Musk a racheté xAI avec du papier SpaceX, et maintenant SpaceX engrange les dollars de la location de GPU pour nourrir son propre client. On appelle ça une intégration verticale ? Non, on appelle ça une pompe à fric interne. Les fusées servent à lancer des satellites qui vendent de l'Internet, et cet argent finance les rêves d'IA du bon docteur. Le spatial, lui, se contente des miettes.
SpaceX, son propre meilleur client
Le rapport ose à peine le dire : SpaceX est son propre plus gros client. Il n'y a pas assez de gens qui veulent de ses fusées. Alors on se lance des satellites pour se donner l'illusion d'utilité, et on se paie des serveurs avec l'argent des abonnés Starlink. Les vrais clients du spatial ? Ils se font rares. Le marché n'est pas là. La conquête de Mars, c'est de la compta pour actionnaires naïfs.
10% de revenus spatiaux, moins d'un milliard de dollars, et une dépendance totale au très terrestre marché des télécoms. Voilà la vérité derrière la vitrine cosmique.
Privatiser les profits, socialiser les pertes
Ce n'est pas une entreprise spatiale. C'est un holding qui utilise l'espace comme alibi pour capter des subventions, des contrats publics et la croyance des masses. On privatise les profits des télécoms et de l'IA, et on socialise le rêve spatial défaillant. Pendant ce temps, les régulateurs regardent les étoiles au lieu de regarder les chiffres.
Alors, actionnaires de SpaceX, posez-vous la question : avez-vous investi dans une société qui va sur Mars, ou dans un FAI qui s'ignore ? La réponse est dans le rapport. Vous êtes les dindons d'une farce cosmique.