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Sheetz largue VMware : 11 000 VM dans le rétroviseur

Sheetz balance 11 000 machines virtuelles VMware à la casse. Direction StorMagic. Broadcom peut aller pleurer devant son café à 8 dollars.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : ARS TECHNICA
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Quand une chaîne de stations-service te dit adieu, ce n’est pas juste un plein d’essence qui t’échappe. C’est un signal d’alarme gros comme un semi-remorque. Sheetz, le roi du convenience store made in USA, vient d’annoncer qu’il plaque VMware – et ses 11 000 machines virtuelles – pour une solution maison chez StorMagic. Traduction : 11 000 VM qui ne payeront plus un centime à Broadcom.

Le coût de la dépendance

VMware, depuis son rachat par Broadcom en 2023, a imposé une purge tarifaire aux allures de racket légalisé. Licences flambées, packages obligatoires, support devenu un luxe. Sheetz, qui gérait son parc avec l’ancienne version, a fait ses comptes. Résultat : une migration massive vers StorMagic, solution de hyperconvergence taillée pour les PME et les réseaux décentralisés. Pas besoin d’un analyste de Goldman Sachs pour comprendre : quand les marges des stations-service sont déjà grignotées par les prix du carburant, payer un abonnement VMware à prix d’or, c’est de la folie furieuse.

StorMagic : le bol d’air et le coup de poing

StorMagic, pour ceux qui n’ont jamais traîné dans les caves de l’infrastructure IT, c’est l’anti-VMware. Pas de fioritures, pas de portail obscur, pas de renouvellement surprise à 300 % de majoration. Sheetz en migre 11 000 VM – un volume qui ferait pâlir n’importe quel DSI de la vieille école. 11 000, c’est le nombre d’heures de rodéo annuel chez certains concurrents… mais là, c’est une opération chirurgicale qui envoie un message clair : Broadcom, tes licences, tu peux te les carrer dans le réservoir.

Qui se goinfre ? Qui se fait rouler ?

Clairement, Broadcom se goinfrait depuis des lustres sur le dos de clients captifs. Sheetz a préféré investir dans un déménagement plutôt que de continuer à payer la rançon. Les gagnants ? StorMagic, qui empoche une référence de poids, et les contribuables américains qui, eux, continuent de financer les prix du beurre de cacahuète chez Sheetz. Les perdants ? Les vendeurs VMware qui vont devoir trouver d’autres pigeons. Et les concurrents de StorMagic, parce qu’une migration de cette ampleur démontre que sortir du piège VMware est possible, même à grande échelle.

Le vrai coup de grâce

Sheetz n’a pas fait de communication tonitruante. Pas de conférence de presse, pas de tweet victorieux. Juste une migration planifiée, exécutée, et le silence radio. C’est ça, le vrai mépris de la tech : ne pas donner à l’ancien bourreau l’occasion de faire de la figuration. 11 000 VM qui disparaissent des radars de Broadcom sans un mot, c’est plus dévastateur que n’importe quel communiqué de presse. Alors, la prochaine fois qu’un vendeur VMware vous parle d’innovation, rappelez-lui Sheetz et ses 11 000 raisons de larguer l’ancre.

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