Vous pensiez que Secure Boot protégeait votre machine des rootkits ? Mauvaise pioche. Microsoft a laissé traîner des 'shims' obsolètes — ces petites béquilles de compatibilité — depuis 2012, et personne n'a daigné les révoquer. Une équipe de chercheurs a fini par le remarquer : le verrou était en carton, la porte grande ouverte. Dix ans de silence assourdissant, et Redmond fait la sourde oreille.
Des shims oubliés, un Secure Boot en papier mâché
Secure Boot, censé vérifier que seul du code signé démarre, repose sur une base de données de signatures de confiance. Mais comme toujours chez Microsoft, la liste des 'exceptions' est devenue une passoire. Les shims, ces petits programmes censés assurer la compatibilité avec du matériel ancien, sont restés signés et donc utilisables pour lancer n'importe quel code non signé. Résultat : une attaque trivialement simple pour tout attaquant disposant d'un accès physique ou d'un pied dans le système. Bravo.
Le coût de l'arrogance
Ce n'est pas une faille 0-day. C'est une négligence administrative : Microsoft n'a tout simplement pas révoqué ces certificats vieux de dix ans. Pendant ce temps, la firme vendait du Secure Boot comme une forteresse. Les administrateurs systèmes, les entreprises, les gouvernements ont acheté du rêve. La réalité ? Un verrou qui se crochète avec une clé laissée sous le paillasson. Qui a payé ? Les utilisateurs, comme toujours.
Le silence assourdissant de Redmond
Interrogés sur le sujet, les services de sécurité de Microsoft ont botté en touche, promettant un correctif 'à venir'. Mais après dix ans, le mal est fait. Des millions de machines, des serveurs, des postes de travail ont tourné avec cette vulnérabilité. Les chercheurs ont poliment prévenu, Microsoft a poliment ignoré, et le cycle continue. Quand la négligence devient une politique.
Susanoo News tire la sonnette d'alarme : arrêtez de faire confiance à une sécurité qui n'en est pas une. Secure Boot n'est qu'un pansement sur une jambe de bois. Et Microsoft continue de vendre des béquilles.