Ah, SAP. Le dinosaure du logiciel d'entreprise qui aurait dû prendre sa retraite avec les mainframes. Aujourd'hui, il nous sert l'une des plus belles conneries de l'année : 1,16 milliard de dollars pour avaler Prior Labs, un labo d'IA allemand qui n'a même pas deux ans d'existence. Oui, vous avez bien lu : 18 mois. À ce rythme-là, on peut monétiser une courgette biomimétique et la vendre 100 millions.
Prior Labs : le bébé le mieux payé de la planète
Fondé en 2023 dans un garage de Berlin-Mitte (probablement avec un baby-foot et une machine à café), Prior Labs n'a généré aucun revenu significatif, mais a levé des fonds grâce à un pitch bien rodé : "on fait de l'IA interprétable". Traduction : on ne sait pas encore quoi vendre, mais ça sonne bien dans les boards de SAP. Leur CEO, un transfuge de l'Université de Tübingen, a dû promettre que son algorithme pouvait prédire les stocks de bière en entrepôt. Résultat : 1,16 milliard. L'IA générative, c'est bien ; la naïveté des investisseurs, c'est mieux.
NemoClaw : le nouveau dieu des agents SAP
Parallèlement à ce mariage de figuration, SAP annonce que ses clients n'auront le droit d'utiliser que les agents NemoClaw de Nvidia pour leurs tâches automatisées. Fini les OpenAI, les Anthropic, les Mistral : il faut passer par le clavier de Jensen Huang. Pourquoi ? Parce que SAP a signé un deal secret avec Nvidia, probablement en échange de quelques cartes graphiques et d'une promesse de non-concurrence. Résultat : les clients se retrouvent avec un lock-in vendor plus serré qu'une fouille corporelle. Vous vouliez la liberté de choisir votre agent ? Non, vous aurez du NemoClaw et vous serez contents.
Qui se goinfre ? SAP, Nvidia, les fondateurs de Prior Labs. Qui trinque ? Les clients, comme d'habitude.
L'argent des actionnaires de SAP file dans les poches de quelques startupers qui vont s'offrir des îles privées. Pendant ce temps, les DSI devront intégrer un outil à peine mature, avec une roadmap digne d'un PowerPoint de 2019. Et quand Prior Labs plantera en production, SAP brandira NemoClaw comme la solution miracle — payante, bien sûr.
Conclusion : l'IA, nouveau terrain de jeu des éléphants
Susanoo News adore ce genre d'annonce : elle résume parfaitement l'état de l'industrie. Les gros acteurs (SAP, Nvidia) verrouillent le marché en balançant des milliards sur des startups qui n'ont rien prouvé, tout en étranglant la concurrence. Prior Labs aura 12 mois pour montrer des résultats, sinon il deviendra un énième cimetière dans le bilan de SAP. En attendant, Nvidia empoche les royalties. Et les clients ? Ils paient. Comme toujours.