On croyait assister à un procès sur l'avenir de l'IA, on a eu un règlement de comptes entre ego. Le tribunal de San Francisco a passé des heures à débattre d'une question existentielle : Sam Altman est-il digne de confiance ? Réponse : non, et on le savait déjà.
Sam Altman, le funambule des promesses
Le PDG d'OpenAI a déroulé son numéro de charme habituel : regards humbles, phrases vagues sur la sécurité, et des milliards levés (13 milliards de dollars en 2023, pour être précis). Il jure que son entreprise reste fidèle à sa mission non lucrative. Pourtant, les documents du procès montrent qu'OpenAI a discrètement changé ses statuts pour autoriser les profits. Coïncidence ? Altman est un virtuose de l'esquive.
Elon Musk, le Don Quichotte des cryptos
L'accusateur principal n'est pas plus fiable. Musk, qui a signé en 2023 une lettre ouverte pour suspendre le développement de l'IA, continue de former son propre modèle xAI. Il accuse OpenAI de trahison, mais il a lui-même quitté le conseil en 2018 en claquant la porte. Ses tweets incendiaires sont sa seule arme. Le procès n'est qu'un nouveau show médiatique pour un homme qui se prend pour le sauveur de l'humanité.
L'argent, seule vérité du procès
Derrière les drames de personnes, les vrais gagnants sont les investisseurs. Microsoft a injecté 10 milliards dans OpenAI et s'est empressé d'intégrer GPT-4 dans ses produits. Google, Meta, Amazon… tous fabriquent leur propre IA. Pendant ce temps, le tribunal a révélé que les accords internes d'OpenAI interdisent aux employés de critiquer publiquement l'entreprise. Zone de non-droit.
La confiance n'est pas une question, c'est une fumée
Le procès Musk-OpenAI n'a fait que confirmer ce que tout le monde sait : vous pouvez faire confiance à Sam Altman exactement comme à un vendeur de voitures d'occasion. Et vous pouvez faire confiance à Elon Musk exactement comme à un influenceur crypto un lundi matin. La question n'est pas 'qui croire ?' mais 'qui se goinfre ?' La réponse : les mêmes, comme toujours.