Vous avez aimé les promesses de l'IA qui révolutionne tout ? Vous allez adorer la nouvelle lubie de Richard Socher, l'ex-boss de Salesforce qui a déjà levé 650 millions de dollars pour un projet qui sent le mythe à plein nez. Son startup, prétendument baptisée (on attend le nom, c'est tellement secret), veut construire une IA capable de s'améliorer indéfiniment — un genre de self-service divin pour algorithmes. Mais Socher insiste : « On va vraiment livrer des produits, promis, juré, craché. » On se pisse de rire.
Le pitch de vente : une IA qui se fait son propre café
L'idée est simple comme un tour de passe-passe : une IA qui fait de la recherche, puis se met à jour, puis refait de la recherche, en boucle. Une machine à rétroaction infinie qui, selon Socher, rendrait obsolètes les humains dans le processus d'innovation. Mais attendez — si cette IA est si géniale, pourquoi a-t-elle besoin de 650 millions de dollars pour commencer ? Pourquoi n'a-t-elle pas déjà optimisé sa propre levée de fonds ?
Et puis, soyons sérieux deux minutes : Où sont les preuves ? Socher nous sert un discours digne d'un keynote de Theranos : « On va changer le monde, mais d'abord, donnez-nous votre argent. » Les investisseurs — des fonds à la Sam Altman, sans doute — ont mordu. 650 millions. Pour une IA qui n'a encore jamais livré un seul produit. C'est beau la foi.
Le vrai business model : brûler du cash et des attentes
Suivez l'argent. Socher lève 650 millions, mais combien de cette somme partira en salaires mirobolants, en locaux à San Francisco et en GPU qui servent à générer des memes internes ? Les startups d'IA auto-améliorative ont une durée de vie moyenne inférieure à celle d'un poisson rouge dans un blender. Pendant ce temps, les vrais produits — ceux que les humains utilisent — sont délaissés. Mais ça, personne ne vous le dit dans le communiqué de presse.
Les chiffres qui tuent : Selon une analyse de CB Insights (2023), 90% des startups qui promettent une IA générative autonome n'ont atteint aucun des objectifs annoncés. Et 60% d'entre elles ont fermé boutique en moins de deux ans. Mais Socher assure que son équipe est « différente ». Oui, c'est ce qu'ils disent tous.
Qui se goinfre, qui se fait rouler ?
Les investisseurs institutionnels — fonds de pension, family offices — mettent la main au porte-monnaie pour capter la prochaine licorne. Pendant ce temps, les PME et les développeurs individuels, qui espèrent utiliser cette IA auto-améliorative pour de vrai, achètent des promesses sur facture. Et le grand gagnant, c'est Socher, qui encaisse les millions sans avoir à prouver quoi que ce soit avant 2027, au moins.
On vous le dit cash : cette startup est le parfait exemple du cycle hype-déçu qui gangrène la Silicon Valley. Un ex-gourou tape dans le mille avec une histoire belle comme un conte de fées, et tout le monde applaudit. Mais les vrais innovateurs — ceux qui codent des patchs pour Linux ou qui améliorent des modèles open-source — eux, ils n'ont pas besoin de 650 millions pour le faire.
Le verdict de Susanoo News : plutôt qu'une IA qui se branle, on préfère des ingénieurs qui travaillent
Richard Socher, vous nous devez une réponse : si votre IA est si autonome, pourquoi devez-vous encore demander de l'argent ? Et pourquoi les produits que vous promettez n'existent-ils pas encore ? En attendant, on se contentera de vrais développeurs, vrais bugs, vrais correctifs — pas des fantasmes auto-amélioratifs.