Alors que les États-Unis célèbrent leur indépendance le 4 juillet, une autre fête a lieu : celle de quatre réacteurs nucléaires qui viennent de franchir un « grand jalon ». Un exploit ? Plutôt une chronique d’un naufrage annoncé dans le monde de l’atome civil. Derrière les confettis médiatiques, c’est le fiasco industriel américain qui se pavane.
Le « jalon » nucléaire : 10 ans de retard et 30 milliards de dollars
Ces réacteurs – en réalité les deux unités de la centrale Vogtle en Géorgie et deux autres à Watts Bar dans le Tennessee – ont été construits avec un retard cumulé de 10 ans et un dépassement de budget de plus de 30 milliards de dollars. Un jalon, oui, celui de l’ineptie technocratique. Pendant que la Chine met en service un réacteur EPR en 18 mois, les Américains s’offrent des décennies de procès, de dépassements et de scandales. Le New York Times vous raconte l’histoire d’un « succès » ? Nous, on vous raconte comment Westinghouse a presque fait faillite, comment les contribuables ont épongé, et comment les actionnaires se sont frottés les mains.
China eyes Nvidia chips : la pénurie qui fait rêver Wall Street
Pendant ce temps, la Chine lorgne les puces Nvidia. La nouvelle est répétée comme un leitmotiv : Pékin « surveille de près » les semi-conducteurs américains. Quelle surprise ! Après les restrictions d’exportation de Biden, les Chinois n’ont plus qu’à regarder de loin leurs GPU préférés. Mais que cache ce discours ? Une chose simple : Nvidia vend ses puces à la Chine via des circuits parallèles, et le gouvernement américain ferme les yeux tant que les profits sont au rendez-vous. Le vrai jalon, c’est celui du double-discours : défendre la sécurité nationale tout en engraissant les géants de la tech. Et pendant que les médias vous parlent de « tensions géopolitiques », Nvidia a déjà livré des milliers de H100 à des clients chinois via le Kazakhstan. Une prouesse logistique, rien de moins.
Qui se goinfre, qui se fait rouler
Le vrai récit, c’est celui de l’argent. Les réacteurs nucléaires – financés par des subventions fédérales et des prêts garantis – sont un jackpot pour les constructeurs comme Bechtel et Westinghouse. Les dépassements de coûts ? C’est vous, contribuable, qui les payez. Les puces Nvidia ? Les investisseurs se gavent de la pénurie provoquée par les sanctions. Plus les restrictions sont strictes, plus les prix flambent dans le marché gris. Une aubaine pour les traders et les fonds spéculatifs. La morale de l’histoire : quand les États-Unis parlent de souveraineté technologique, ils parlent surtout de rente.
Conclusion : riez, le système vous ment
Alors, le 4 juillet 2024, vous avez le choix : fêter l’indépendance des États-Unis ou celle de votre portefeuille. Les réacteurs « jalons » sont des gouffres financiers. Les puces chinoises sont un mirage commercial. Dans les deux cas, le système a trouvé le moyen de vous faire payer pour son incompétence et sa cupidité. Bon barbecue.