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OpenAI vend enfin du hardware, un presse-papier pour codeurs

OpenAI dégaine enfin un produit matériel : un pad de boutons bas de gamme, clone d'un modèle existant, vendu une blinde aux développeurs crédules. La révolution IA tient dans un presse-papier.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
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Grande nouvelle, les amis ! OpenAI a enfin daigné sortir un produit physique. Non, ce n'est pas le mystérieux assistant IA qu'ils développent avec l'ex-Apple Jony Ive — ce projet est déjà noyé dans une procédure judiciaire digne d'un feuilleton de l'été. Non, c'est bien mieux : un pavé de boutons pour leur outil de codage Codex. Accrochez-vous à vos sièges, la révolution est un cube de plastique.

Un clone à peine déguisé

Ce bijou de technologie, sobrement baptisé Codex Micro, est le fruit d'une collaboration avec le fabricant de claviers Work Louder. OpenAI le présente comme un moyen « de surveiller et gérer vos agents ». Sauf que, comme souvent dans la Silicon Valley, l'innovation consiste surtout à coller un logo sur un produit déjà existant. Les images marketing montrent un objet quasi identique au Creator Micro 2 de Work Louder, un petit contrôleur vendu depuis des mois. OpenAI se contente de rebadger et d'ajouter une légère customisation logicielle.

Deux grammes d'innovation, zéro risque

Le communiqué précise qu'il s'agit d'une édition limitée — traduction : on ne veut pas s'engager à produire en masse un truc qui ne se vendra probablement pas. L'ardeur des développeurs à cliquer sur des macros programmables n'est pas une certitude. Pendant ce temps, OpenAI est empêtré dans un procès contre Jony Ive, qui réclamerait des royalties pour un projet de device IA flamboyant... qui n'a jamais vu le jour. Le contraste est saisissant : d'un côté, la promesse d'une révolution matérielle taillée par le designer du Mac ; de l'autre, un presse-papier pour codeurs acheté en gros chez Work Louder.

L'argent facile, la vraie raison

Ce n'est pas une surprise pour qui suit OpenAI : la firme cherche désespérément à monétiser son écosystème. Codex est un service de complétion de code, et quoi de plus logique que de vendre un accessoire hardware pour vous inciter à l'utiliser davantage ? Mais ne vous y trompez pas : c'est une opération de marge. Le coût de revient est ridicule (quelques composants chinois, un boîtier, un câble USB-C) tandis que le prix de vente sera sans doute gonflé par le branding OpenAI. Les développeurs, pris pour des pigeons, paieront cher le droit d'avoir un bouton « Run » qui brille du logo de leur fournisseur d'IA préféré.

La grande désillusion du hardware IA

Alors que l'industrie entière nous bassine avec des « AI pins », « Rabbit R1 », « pendant capteur de rêves », OpenAI nous offre un truc qui ressemble à une télécommande de garage. Et encore, la télécommande a plus de boutons utiles. Le message est clair : l'IA matérielle, c'est du vent. Les vrais produits, ce sont des accessoires à 150 $ qui font office de figurine pour développeurs en mal de reconnaissance. Pendant ce temps, le vrai projet (celui de Jony Ive) se perd dans les tribunaux. Mais rassurez-vous : vous pouvez précommander votre Codex Micro dès maintenant — tant que les stocks durent, avant que tout ça ne finisse au fond d'un tiroir avec les Google Glass.

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