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OpenAI, le soap opera dont personne ne voulait et que tout le monde mérite

Le grand déballage d'OpenAI : Mira Murati balance tout sur le conseil d'administration de dabayeurs et le mensonge d'Altman. Un soap opera qui sent la poudre et les millions volatilisés.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
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La semaine précédant Thanksgiving 2023 restera dans les annales comme le plus grand guignol de l'IA. Sam Altman, gourou en chef d'OpenAI, s'est fait virer comme un malpropre par son propre conseil d'administration. Motif officiel : « pas toujours franc dans ses communications ». Traduction : il a menti comme un arracheur de dents, même pour ses potes du board. Aujourd'hui, grâce au procès Musk contre Altman, on a enfin accès aux témoignages qui font trembler les serveurs. Et devinez qui sort du bois ? Mira Murati, ex-CTO de la boîte.

Le conseil d'administration : une bande d'amateurs éclairés

Le 17 novembre 2023, le board d'OpenAI – composé de trois cerveaux (dont l'un est un prof de philo) – décide que Altman doit dégager. Pourquoi ? Parce qu'il aurait « miné la capacité du conseil à superviser ». Autrement dit, il les prenait pour des jambons. Et ils l'ont découvert en lisant la presse ? Pas tout à fait : c'est Ilya Sutskever, le brillant scientist en chef, qui a balancé l'affaire lors d'un conseil d'administration où personne n'avait prévu de menu. Résultat : Altman viré, puis rappelé 72 heures plus tard après une pétition des employés. Le tout en direct sur Twitter/X, parce que rien ne vaut un drama public pour une entreprise qui promet de sauver l'humanité.

Mira Murati, la taupe qui a tout filmé

Dans sa déposition, Murati raconte comment elle a été propulsée CEO par intérim sans même le temps de finir son café. Le board l'a appelée le vendredi soir pour lui annoncer la nouvelle : « Sam est viré, tu prends les rênes. » Elle a accepté, mais a vite compris que le bateau prenait l'eau de toutes parts. Murati affirme que les membres du conseil n'avaient aucune idée de ce qu'ils faisaient. L'un d'eux, Adam D'Angelo (CEO de Quora), aurait demandé si Altman pouvait être réintégré avant même que le communiqué de presse ne soit envoyé. Pathétique.

Mais le pire, c'est le manque de transparence : Murati dit que le board ne lui a jamais fourni de preuves concrètes des mensonges d'Altman. Juste des « inquiétudes générales ». On se croirait dans un conseil de copropriété où tout le monde cache ses factures.

Musk, le grand manitou qui se frotte les mains

Ce n'est pas un hasard si ces révélations sortent par le procès Musk contre Altman. Elon, qui a quitté OpenAI en 2018 en claquant la porte, a tout intérêt à montrer que l'entreprise qu'il a cofondée est devenue un repaire de menteurs. Les documents déposés au tribunal de San Francisco montrent que Musk exige la tête d'Altman et la dissolution de la structure à but lucratif. En attendant, les avocats se régalent, et le public découvre que OpenAI était géré comme une startup de garage, avec des décisions prises sur des serviettes en papier.

Qui s'en met plein les poches ?

Pendant que les projecteurs sont braqués sur le drama, Microsoft a déjà signé un chèque de 10 milliards pour les droits de ChatGPT. Altman, de son côté, tente de lever 7 000 milliards (non, ce n'est pas une faute de frappe) pour fabriquer des puces IA. Bref, les actionnaires se frottent les mains, et les pions (comme Murati) se retrouvent à nettoyer la merde. La morale de l'histoire ? Ne faites jamais confiance à un conseil d'administration qui ne sait même pas lire un bilan.

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