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OpenAI, le soap opera des ego surdimensionnés

Le procès Musk contre Altman révèle le vrai visage d'OpenAI : des textos de panique, des ego surdimensionnés, et zéro plan de succession. Pendant ce temps, le monde attend que l'IA nous sauve – ou nous bouffe.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
Sam AltmanOpenAIElon MusktrialCEO ouster

Parfois, les entreprises choisissent leur PDG via des plans de succession millimétrés, censés rassurer les investisseurs et garantir des lendemains qui chantent. Parfois, non. Parfois, c'est le bordel absolu : une série de visioconférences de panique, des textos entre le PDG en exercice et l'ancien pour savoir qui dirige la boîte, et le genre de chaos qui ferait passer une réunion de copropriété pour un sommet de l'OTAN. Bienvenue dans le Blip, cette semaine de 2024 où Sam Altman s'est fait virer d'OpenAI comme un malpropre.

La méthode Coué version SV

On pensait avoir tout compris : Altman était le golden boy, le messie de l'IA, le gars qui vendait du rêve avec une voix de coach en développement personnel. Mais non. Le procès Musk contre Altman, qui s'ouvre en ce moment, révèle une réalité bien moins reluisante. Des textos, des appels, des couteaux qui volent bas. On y apprend que le conseil d'administration n'avait visiblement aucune idée de ce qu'il faisait. C'est rassurant pour une boîte qui aspire à changer le monde, non ?

Le grand cirque des actionnaires

Pendant que les dirigeants jouent à la roulette russe avec les milliards de leurs investisseurs, les vrais acteurs – vous, nous, le monde – regardent, médusés. Qui s'en met plein les poches ? Musk, qui se pose en gardien de l'éthique alors que son Grok est une machine à foutage de gueule. Altman, qui rebondit chez Microsoft en claquant la porte. Les avocats, évidemment. Le vrai gagnant, c'est le chaos. Et comme d'habitude, ce sont les utilisateurs qui trinquent – avec des API qui changent de prix au gré des humeurs des ego.

Et Vergecast dans tout ça ?

Ah, et pendant qu'on y est, The Verge nous rappelle que ses abonnés peuvent écouter l'épisode du Vergecast sans pub. Youpi. Une exclusivité pour ceux qui paient – les autres, vous pouvez vous brosser. On ne va pas se mentir : cette affaire, c'est du pain béni pour les médias tech. Un feuilleton à épisodes, des révélations juteuses, des protagonistes qui se détestent... Mais concrètement, ça change quoi à la qualité de ChatGPT ? Rien. Nada. Que dalle.

Leçons (amères) d'une semaine de folie

Ce Blip nous apprend que l'IA n'est pas gouvernée par des super-héros, mais par des humains pathétiquement normaux, englués dans leurs querelles de clocher. Que les promesses de transparence et de sécurité sont des leurres dès que le pouvoir vacille. Et que, pendant que vous lisez ces lignes, quelque part, un comité d'experts planche sur la question « mais qui va vraiment décider du futur de l'humanité ? » – et la réponse, en l'occurrence, semble être « n'importe qui, pourvu qu'il ait un smartphone et une connexion Wi-Fi ».

Alors, messieurs les gourous de l'IA, messieurs les actionnaires, messieurs les régulateurs : vous êtes ridicules. Et c'est flippant. Susanoo News vous regarde, et il grince des dents.

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