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OpenAI : 230$ le clavier, et Apple attend son tour

OpenAI lance un clavier lumineux à 230$ pour son app de codage, pile au milieu d'un procès pour vol de secrets matériels. Coïncidence ou provocation ? On a déchiffré les touches : ça sent le roussi façon pomme.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
OpenAIAppleCodexkeyboardtrade_secret_theftlawsuit

OpenAI vient de dévoiler un clavier lumineux à 230 dollars destiné à son outil de codage agentique Codex. Une annonce dont le timing relève du génie — ou du sabotage — puisqu'elle intervient en pleine bataille juridique avec Apple pour vol présumé de secrets matériels. Coïncidence ? Nous, on appelle ça un doigt d'honneur poli.

Le clavier qui sent le soufre

Présenté comme un ‘compagnon idéal’ pour les développeurs utilisant Codex, ce clavier full RGB ne fait pas que briller : il claque à 230 dollars pièce — soit le prix d'un billet de train Paris-Lyon, ou de 46 kebabs, selon vos priorités. Sa particularité ? Un bouton dédié pour invoquer l'IA de codage, comme si taper Ctrl+Espace était devenu un effort surhumain. Mais le vrai génie marketing est ailleurs : il détourne l'attention du vrai procès.

Car pendant qu'OpenAI vous vend un clavier qui danse la samba, la justice américaine examine si la startup n'a pas pompé les designs de composants Apple. Les documents déposés évoquent des ‘similitudes frappantes’ entre les schémas internes du prototype et ceux d'un ancien ingénieur d'Apple passé chez OpenAI. Et vous, vous croyez encore que le bouton lumineux est une innovation ?

Codex : l'IA qui code ou qui copie ?

Codex, c'est l'outil magique qui promet de générer du code à partir de prompts en langage naturel. Sauf que nombre des exemples de sa démo initiale ressemblaient étrangement à des solutions existantes sur Stack Overflow ou dans des dépôts GitHub. Coïncidence ? Un audit interne aurait relevé ‘un taux de similarité supérieur à 60%’ avec du code sous licence GPL. Mais OpenAI a préféré sortir un clavier plutôt qu'expliquer ça. Logique : quand on peut vendre 230$ un accessoire, pourquoi payer des avocats pour une licence ?

Apple vs OpenAI : la guerre des brevets éclaire le clavier

Le procès intenté par Apple en septembre dernier est pourtant sérieux. La firme à la pomme accuse OpenAI d'avoir utilisé des informations confidentielles issues d'un employé transfuge — ancien ingénieur chez Apple spécialisé dans les circuits de recharge sans fil. Résultat : le clavier d'OpenAI intègre peut-être une technologie de charge inductive propriétaire… mais Apple ne peut pas le prouver sans une saisie. Et pendant ce temps-là, OpenAI vend des accessoires.

Qui se goinfre ? OpenAI, qui engrange 300 millions de dollars de chiffre avec Codex cette année, selon les analystes. Qui se fait rouler ? Apple, qui doit surveiller ses moindres circuits imprimés — et les développeurs, qui paient 230$ pour un clavier dont la vraie valeur réside dans les secrets qu'il contient.

230$ pour un clavier ? La facture de l'arrogance

Disons-le franchement : ce clavier est un monument de cynisme. Il est vendu comme un outil de productivité, mais son véritable usage est de laver l'image d'OpenAI en pleine tempête juridique. Plutôt que de répondre aux accusations de vol de propriété intellectuelle, ils balancent un gadget lumineux. Et ça marche : les premiers articles tech saluent déjà ‘l'innovation hardware’. Les mêmes qui, dans six mois, s'étonneront qu'Apple ait gagné son procès et que le clavier soit retiré du marché.

Alors, achetez-le si vous voulez. Mais rappelez-vous : chaque pression sur une touche allumera un peu plus la colère des juges californiens. OpenAI mise sur votre amnésie numérique. Nous, on mise sur les faits : 230 dollars un clavier en pleine guerre des brevets, c'est soit un acte de guerre, soit une blague très chère.

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