Londres, avril 2025 – Vous pensiez que le revenge porn et les deepfakes étaient une blague ? Ofcom, le gentil régulateur britannique, vient de découvrir que humilier des femmes en ligne, c'est mal. Quelle révélation ! Après des années à regarder les plateformes se goinfrer sur le dos des victimes, ils sortent un nouveau code de pratique. Un code. Pas une amende, pas une interdiction, juste un joli livret de bonnes manières numériques.
Nouveau code de bonne conduite : prière de ne pas humilier les femmes, svp
Ofcom annonce donc qu'il va modifier ses codes pour forcer les services à détecter et supprimer les contenus abusifs. Traduction : ils demandent poliment aux géants de la tech de faire ce qu'ils auraient dû faire depuis des lustres. Car oui, jusqu'à présent, laisser tourner des vidéos de revenge porn était parfaitement acceptable, du moment que la modération coûtait moins cher que les bénéfices publicitaires. Mais attention, le nouveau code est contraignant – enfin, sur le papier. Parce que dans les faits, on connaît la musique : les récidivistes préféreront payer une petite amende plutôt que de changer leur algorithme.
Grok, le jouet à deepfakes de Musk : un bijou de régulation
Le déclencheur ? En janvier dernier, Elon Musk a lancé Grok, son IA générative qui permet de créer des vidéos sexualisées de femmes en bikini en deux clics. Une vague de deepfakes a déferlé, et Ofcom s'est dit : « Tiens, si on faisait semblant d'agir ? ». Résultat : des codes qui ciblent les IA génératives – mais pas les propriétaires, bien sûr. Musk peut dormir tranquille : ses avocats ont déjà prévu que Grok n'est qu'un outil, et que la responsabilité incombe aux utilisateurs. Comme si vendre un lance-flammes en le qualifiant de « jouet » exonérait de tout.
Et sinon, les vrais contrevenants ?
Pendant qu'Ofcom peaufine ses codes de pratique, les plateformes continuent de monétiser l'humiliation. Les femmes et les filles sont les cibles principales, mais cela fait des années que les associations crient dans le vide. Le problème, ce n'est pas un manque de règles : c'est un manque de volonté politique. Les régulateurs préfèrent les belles annonces aux sanctions qui font mal. Et les géants tech savent que les amendes maximales sont dérisoires face à leurs profits.
Alors ce nouveau code ? Une rustine sur une jambe de bois. La vraie question : combien de temps faudra-t-il pour que les victimes obtiennent justice ? Mais ne vous inquiétez pas, Ofcom promet de surveiller. Avec le même zèle que la police des mœurs dans un film de science-fiction. En attendant, Musk peut continuer à vendre ses deepfakes, Zuckerberg peut fermer les yeux sur les groupes privés, et les algorithmes peuvent toujours amplifier la haine. Tout va bien. Le code est là.