Nvidia a encore frappé. Le roi de la carte graphique a dévoilé un nouveau trimestre record mercredi après la clôture de Wall Street. Mais comme un boxeur qui danse trop longtemps, le géant prévoit un ralentissement de la croissance au prochain trimestre. Tout le monde applaudit, mais nous, on voit les bandages.
Un record qui sent le gasoil de la hype
Le chiffre d'affaires a encore grimpé, porté par la frénésie des data centers et des start-ups qui veulent toutes du GPU pour faire mumuse avec l'IA. Sauf que Jensen Huang, le gourou en cuir, a sorti sa boule de cristal et annoncé un ralentissement. Traduction : la machine à cash ne pompe pas indéfiniment. Les investisseurs, déjà en hypnose, font semblant de ne pas entendre. Mais quand les prévisions baissent, les actionnaires regardent leurs marges.
43 milliards de start-ups : le jeu des dominos
Nvidia révèle détenir 43 milliards de dollars de participations dans des start-ups. 43 milliards. De quoi acheter une petite économie. Mais dans la vraie vie, ces start-ups sont largement dépendantes des puces Nvidia. C'est un peu comme si le dealer détenait des parts dans chaque client de son réseau. Sympa, non ? Sauf que si la bulle de l'IA éclate (et elle sent le caoutchouc chaud), ces participations fondront comme neige au soleil. Nvidia joue les VCs, mais avec un portefeuille hyper concentré sur le même secteur. Quand la marée descend, on verra qui nage nu.
Qui se goinfre, qui se fait rouler
Forcément, les dirigeants encaissent des bonus astronomiques. Les premiers fondateurs de start-ups, eux, ont déjà vendu leurs parts à Nvidia pour un joli paquet. Et les petits investisseurs, les retail traders qui achètent à 900 balles l'action ? Ils regardent la fête en se demandant si le champagne va durer. Spoiler : les fêtes finissent toujours par une gueule de bois. Nvidia a réussi à transformer une pénurie de puces en or, mais le ralentissement qu'elle annonce, c'est le premier craquement du plafond de verre.
La fin de la récré ?
Ne nous méprenons pas : Nvidia reste un mastodonte. Mais les prévisions de ralentissement, c'est l'aveu que même les dieux du silicium ont des limites. Les concurrents (AMD, Intel et les chinois) rongent leur frein. Et les régulateurs, enfin, commencent à gratter du côté des monopoles de fait. Alors oui, record. Mais un record qui sent le sapin. Restez éveillés, la prochaine tuile arrive au prochain virage.