Nanoleaf, cette marque qu’on aimait bien pour ses panneaux lumineux à accrocher au mur comme un sapin de Noël geek, s’est soudainement prise pour une startup de santé high-tech. Le PDG Gimmy Chu, visiblement gêné d’être encore catalogué comme « vendeur d’ampoules », annonce un pivot vers le bien-être, la robotique et l’IA. Traduction : on n’a plus d’idées pour la maison connectée, alors on va inventer des trucs qui brillent et qui roulent.
Deux ans de silence radio pour accoucher d’un robot thérapeute
Alors que Govee et Philips Hue enchaînent les produits et les fonctionnalités (et les ventes), Nanoleaf reste coi pendant deux ans. Silence pesant, studieux. On imagine une R&D bouillonnante. La réalité ? Une « évolution de marque » vers le bien-être, les robots et l’IA. Autrement dit, les trois mots magiques pour faire grimper une levée de fonds sans avoir à prouver quoi que ce soit.
Le CEO lâche : « La maison intelligente devient ennuyante. » Ah bon ? Peut-être parce que vous n’avez rien sorti d’intelligent depuis 2022, Gimmy. Pendant ce temps, vos concurrents font des bandeaux LED qui suivent le rythme cardiaque ou des ampoules qui simulent l’aube. Mais non, Nanoleaf préfère regarder ailleurs : vers les robots – parce que pourquoi pas – et la thérapie par lumière rouge – le nouveau filon des influenceurs wellness.
L’IA embarquée : l’excuse ultime pour du hardware surfait
Les trois nouveaux « produits » teasés : un robot vaguement humanoïde, un masque qui vous balance de la lumière rouge dans la tronche, et un assistant IA qui « comprend vos émotions ». On a déjà vu ça ailleurs, et malheureusement pour Nanoleaf, c’est déjà ringard. La tendance 2024, c’est le robot aspirateur qui fait sauter la banque, pas un petit androïde de salon qui vous sourit avec des LEDs.
Le plus savoureux ? L’argument marketing : « L’IA permet au robot d’apprendre vos routines de sommeil ». Traduction : il collecte vos données tout en affichant un visage animé sur un écran LCD. On frôle le Tamagotchi pour adultes en mal de connexion émotionnelle. Et la lumière rouge, alors ? Elle serait « scientifiquement prouvée pour améliorer la récupération musculaire ». Les mêmes études bidon que pour les lampes à 2000 balles vendues par des influenceurs. Bravo Nanoleaf, vous venez de rejoindre le club des marchands de poudre de perlimpinpin lumineuse.
Ce que ça cache vraiment : un échec de la smart home
Pendant que Nanoleaf fait son cirque, la réalité est simple : le marché de la maison connectée n’a pas besoin de robots émotionnels. Il a besoin de protocoles ouverts, de Matter qui marche enfin, et de produits qui ne tombent pas en panne au bout d’un an. Mais non, on préfère nous vendre du rêve (et du rouge) pour masquer l’absence de sorties concrètes. La marque est devenue un cas d’école de pivot désespéré.
Alors, cher Gimmy, gardez vos robots pour la prochaine keynote CES. En attendant, le reste du monde continue d’allumer ses lumières sans avoir besoin d’une IA pour choisir l’ambiance « concentration » ou « relaxation ». Et devinez quoi ? Ça marche très bien comme ça.