Le verdict est tombé comme un couperet rouillé : le jury a mis moins de temps à débouter Elon Musk qu’il n’en faut à son autre boîte pour brûler du cash. L’homme qui se présente comme le gardien de la pureté originelle d’OpenAI vient de se faire rappeler à l’ordre par des faits qu’il aurait préféré enterrer sous un tweet.
Un procès pour l’égo, pas pour la cause
Musk accusait Sam Altman d’avoir « volé » une organisation à but non lucratif. Sauf que, surprise, le dossier montrait surtout que Musk lui-même avait les mêmes ambitions lucratives quand il était encore aux commandes. Le jury a vu clair dans ce numéro de victime : en attendant cinq ans avant de porter plainte, Musk a transformé son procès en une pantalonnade juridique. Les avocats d’Altman ont simplement sorti les emails où Musk parlait de transformer OpenAI en « entreprise à but lucratif » dès 2017. Oups.
Le grand écart du milliardaire philanthrope
On adore la posture : Musk, le chevalier blanc du libre accès à l’IA, qui pleurniche aujourd’hui parce que d’autres ont fait exactement ce qu’il voulait faire. La différence ? Eux ont réussi. Lui a préféré partir en claquant la porte pour fonder xAI, une boîte dont le seul but non lucratif est d’alimenter le complexe d’ego de son fondateur. Le tribunal a mis en lumière les contradictions flagrantes d’un homme qui accuse les autres de trahison alors qu’il a lui-même tenté de noyauter le board avec des conditions juteuses pour ses investisseurs.
Qui se goinfre vraiment ?
Suivons l’argent. D’un côté, Microsoft et Altman empochent des milliards en valorisation – on ne va pas pleurer pour eux. De l’autre, Musk réclame des dommages et intérêts pour « violation de mission non lucrative », alors que son bilan chez Tesla et SpaceX montre un attachement viscéral au profit. Le vrai scandale, c’est que ce procès a servi de tribune à un milliardaire pour régler ses comptes personnels, pendant que le vrai débat sur la régulation de l’IA reste enfoui sous les egos. Bravo l’artiste.
Au final, la seule chose qui a été « volée », c’est notre temps à tous.