On croyait avoir tout vu dans le grand cirque de l'IA. Mais la séance de plaidoiries finales du procès Musk vs Altman a pulvérisé les records de médiocrité judiciaire. Steven Molo, l'avocat d'Elon Musk, est arrivé en mode démolisseur – mais c'est son propre dossier qu'il a réduit en cendres.
L'avocat qui ne sait pas qui il défend
Molo a ouvert en beauté : il a confondu Greg Brockman, co-défendeur, avec « Greg Altman ». Pas de bol, le juge a dû lui rappeler le prénom de son propre client. Il a ensuite affirmé que Musk ne réclamait pas d'argent – le juge a dû lui montrer la ligne « dommages et intérêts » dans les conclusions. Zéro crédibilité, zéro préparation. Molo a tout juste promis que « beaucoup de menteurs » allaient être démasqués, sans fournir une once de preuve. Comme un joueur de poker qui annonce une quinte flush mais n'a que deux paires.
OpenAI sort le chronomètre, et les preuves
En face, Sarah Eddy, l'avocate d'OpenAI, n'a pas eu besoin de grand discours. Elle a simplement aligné la montagne de preuves chronologiquement. Pas de posturing, pas de rhétorique : des emails, des documents, des dates. La machine à laver les faits. Pendant que Molo se prenait les pieds dans le tapis, Eddy posait des briques. Résultat : le juge a presque bâillé. Pas de surprise, pas de coup de théâtre. OpenAI a prouvé que Musk était au courant de tout, et que ses récriminations sentent le réchauffé.
Un procès d'ego, pas de justice
Ce n'est pas un combat juridique, c'est une poubelle à ego. Musk veut prouver qu'il est le vrai père de l'IA moderne. Altman veut montrer qu'il a su garder le cap. Pendant ce temps, les vrais enjeux – alignement, régulation, capture des données – restent dans les limbes. Le tribunal de San Francisco ressemble à une cour de récréation pour milliardaires. Et nous, on paie le pop-corn avec nos impôts.
Qui se goinfre, qui se fait rouler
Musk a dépensé des millions en avocats pour un procès qui sent le rance. Altman, lui, a vu ses options s'envoler. Mais les vrais gagnants sont les cabinets d'avocats – facturent à l'heure, sans risque. Et les perdants ? La confiance dans la justice, déjà en berne. On attendait un débat sur le futur de l'humanité, on a eu un épisode de Judge Judy version Silicon Valley.
Alors voilà le bilan : Molo a perdu son procès avant de commencer. Eddy a fait son travail sans génie. Musk repart avec une leçon de droit et une image écornée. Altman, le sourire en coin, attend le jugement. Mais le vrai verdict est tombé : ce procès n'a jamais été sérieux. C'était une querelle de coqs déguisée en débat sociétal. Et pendant ce temps, l'IA continue de faire des progrès – sans nous demander notre avis.