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Musk le boucher, Altman le pleureur : le management à la tronçonneuse chez OpenAI

Sam Altman accuse Elon Musk d'avoir saccagé la culture d'OpenAI en exigeant des classements de chercheurs dignes d'un abattoir. Mais est-ce vraiment une surprise quand on confie une startup à un type qui gère ses usines avec la même délicatesse qu'un concours de lancer de nains ?

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
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Sam Altman a enfin trouvé un coupable pour expliquer pourquoi OpenAI est devenu le bordel qu'on connaît : Elon Musk. Devant un tribunal, le CEO d'OpenAI a lâché que le fondateur de Tesla avait « énormément endommagé » la culture de la startup en exigeant des classements de chercheurs dignes d'un abattoir industriel. Traduction : Musk voulait qu'on « prenne une tronçonneuse dans un tas » de chercheurs. Charmant.

Le petit chef qui ne sait pas diriger un labo

Altman, sous serment, a expliqué que Musk avait demandé au président Greg Brockman et à l'ancien chief scientist Ilya Sutskever de classer les chercheurs par accomplissements et de virer les moins bons. Une méthode de management digne d'un call center indien, pas d'un laboratoire de recherche de pointe. Altman a concédé que c'était « le style de management connu du patron de Tesla », mais que c'était incompatible avec sa startup. Forcément, quand tu passes tes journées à tweeter des memes sur les singes, difficile de comprendre qu'un chercheur a besoin de temps, pas d'un KPIs de merde.

« M. Musk ne comprenait pas comment diriger un bon labo de recherche »

Altman a balancé cette phrase assassine pendant son témoignage. Et il a raison. Mais la question qu'il ne pose pas : comment a-t-il pu laisser un type comme Musk gérer son équipe pendant des années sans broncher ? Ah oui, parce que Musk apportait du cash, des connexions, et une aura de génie. Mais dès que le génie a voulu mettre son nez dans les détails, ça a dégénéré. Altman se présente en victime, mais il a signé pour ce cirque.

Qui se goinfre, qui se fait rouler

Le procès Musk contre OpenAI, c'est une bataille d'egos sur fond de milliards. Musk veut récupérer le contrôle ou faire taire un concurrent. Altman veut protéger sa réputation et sa startup. Pendant ce temps, les vrais chercheurs – ceux qui triment pour faire avancer l'IA – se font balancer comme des kleenex. Et nous, on regarde ces deux gamins millionnaires se chamailler devant un juge. Sympa.

Leçons de ce psychodrame

Ne laissez jamais un milliardaire gérer votre équipe. Surtout quand ce milliardaire s'appelle Elon Musk et qu'il pense que le management se résume à tailler dans le vif. Altman a appris ça à ses dépens. Mais on retiendra surtout que Musk, une fois de plus, a prouvé qu'il était incapable de diriger autre chose qu'un réseau de lanceurs de flammes. Et Altman, pour sa défense, a juste montré qu'il était un bon petit soldat de la hype.

Alors, qui est le plus nuisible ? Les deux, mon capitaine. Mais au moins, Musk a le mérite d'être honnête dans sa brutalité. Altman, lui, pleure maintenant qu'il a encaissé les milliards. Pathétique.

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