Bienvenue dans les coulisses de la frénésie IA, là où les géants de la tech se regardent en chiens de faïence. Des emails datant de 2018, exhumés dans le cadre du procès Musk contre Altman, dévoilent une vérité qui pique : les dirigeants de Microsoft n'ont jamais cru au miracle OpenAI. Mais ils avaient une peur bien plus grande que le scepticisme : celle de voir Sam Altman finir dans les bras d'Amazon.
La peur du vide (et d'Amazon)
En 2018, OpenAI n'était encore qu'une start-up à l'aura mystique, avec un Elon Musk déjà en train de claquer la porte. Les emails montrent que les pontes de Microsoft, pourtant prêts à engloutir des milliards, trouvaient l'entreprise 'trop risquée' et 'pas assez fiable'. Mais voilà le hic : si Microsoft ne mordait pas, Amazon était déjà en embuscade. Un cadre de Redmond écrivait : 'Si on ne finance pas, Bezos leur mettra le grappin dessus, et on se retrouvera avec une épine dans le pied pour les dix prochaines années.' Traduction : mieux vaut un mauvais deal que de laisser Jeff faire main basse.
Le scepticisme made in Redmond
Les emails internes sont un festival de doutes. 'OpenAI ne sait pas monétiser, leur technologie est encore instable, et ils carburent à la hype plus qu'aux revenus', lit-on. Pourtant, Microsoft a fini par signer un chèque de 1 milliard de dollars en 2019, suivi de plusieurs autres. Pourquoi ? Parce que la peur de perdre la course à l'IA face à Amazon était plus forte que la raison. Une logique digne d'un casino : on mise sur un cheval boiteux parce que l'autre est déjà en tête.
Une alliance de raison (et de fric)
Le résultat, on le connaît : Microsoft est devenu le principal bailleur d'OpenAI, avec une intégration forcée dans Azure et Office. Mais ces emails prouvent que l'amour était loin d'être aveugle. 'On investit dans la position, pas dans la technologie', admettait un responsable. Bref, c'était un mariage de raison, avec en prime la trouille de voir Sam Altman faire du pied à Andy Jassy. Aujourd'hui, Musk balance les courriels comme des grenades, mais la vérité est encore plus sale : tout le monde savait que c'était du flan, mais personne voulait rater le train. Alors Bravo, les génies : vous avez acheté un rêve les yeux ouverts, et maintenant vous pleurez sur la facture.