Semaine 3 du procès Musk contre Altman. On attendait une confrontation épique sur l'avenir de l’IA, on a droit à un règlement de comptes digne d’une cour de récréation. Les deux génies s’accusent mutuellement de manquer de crédibilité. Traduction : personne n’en a. Et le jury, ce pauvre bougre, doit trancher. Comme si le choix entre deux milliardaires survoltés allait changer quoi que ce soit à votre quotidien.
Le fond du combat : qui a le plus gros égo ?
Rappel des faits : Musk et Altman ont cofondé OpenAI en 2015. Aujourd’hui, Musk attaque parce qu’OpenAI est passé du statut de “non-profit” à “capped-profit” — une trahison selon lui. Altman rétorque que Musk voulait en fait le contrôle total, et que son départ en 2018 n’était qu’une crise de rage. Bref, une querelle d’héritiers autour d’un gâteau de 80 milliards de dollars (la valorisation d’OpenAI en 2025). Pendant ce temps, les chercheurs en IA grattent leur thèse dans des labos sous-financés.
Trump entre en scène : le tech trading made in Mar-a-Lago
Et pour couronner le tout, Trump fait son retour dans l’actualité tech. Pas avec un nouveau réseau social — non, il est trop occupé à trader des actions technologiques via un fonds opaque géré par son gendre. D’après des fuites, il aurait acheté des puts sur Nvidia juste avant le krach boursier de février 2025. Coïncidence ? Bien sûr que non. Mais personne n’ira enquêter : les juges sont trop occupés à départager deux gamins qui se disputent une boîte de Lego.
Ce qu’on ne vous dit pas
Le vrai problème, ce n’est pas qui ment le plus entre Musk et Altman. C’est que cette bataille judiciaire détourne l’attention des vrais enjeux : la régulation de l’IA, la concentration des pouvoirs, et le fait que vos données servent à entraîner des modèles que vous ne contrôlerez jamais. Pendant que les avocats se gavent (frais de procès estimés à 15 millions de dollars par semaine), le monde continue de brûler. Mais chut, il ne faut pas troubler le spectacle.
Le verdict ? Une mascarade
Le jury va devoir choisir : soit Musk a raison sur la forme — OpenAI a violé son statut initial — soit Altman a raison sur le fond — Musk voulait juste la place de CEO. Dans les deux cas, le public perd. Car quel que soit le gagnant, l’IA restera aux mains d’une poignée de super-riches qui se servent de la technologie comme d’un jouet. Si vous pensiez que ce procès allait apporter de la transparence, vous vous êtes fourvoyés. C’est du catch télévisé en col blanc.
Alors voilà : Musk, Altman, Trump. Trois noms, deux procès, zéro avenir pour nous. Rangez votre popcorn. La fête est finie.