Microsoft vient de publier son Patch Tuesday du mois, et surprise : un record absolu de 570 vulnérabilités corrigées. La firme de Redmond, d'habitude si fière de ses antivirus et de ses mises à jour automatiques, agite le drapeau de l'IA pour justifier ce chiffre stratosphérique. Mais peut-être faudrait-il plutôt se demander pourquoi une entreprise qui emploie des milliers de développeurs laisse passer autant de bugs.
L'IA, bouc émissaire ou véritable remède
Microsoft clame que ses outils d'intelligence artificielle ont permis de détecter plus de failles que jamais. Traduction : avant, on ne les voyait pas, maintenant on les voit, mais on continue à en produire autant. C'est un peu comme un pompier qui se vanterait d'avoir éteint plus d'incendies que l'année dernière, sans mentionner que c'est parce que sa caserne a elle-même mis le feu au quartier. L'IA ne crée pas des failles, elle les révèle – et ce record en dit long sur la qualité du code de Microsoft.
Patch Tuesday ou patch éternel
Chaque mois, c'est le même manège : un correctif qui en cache un autre, un écosystème Windows qui s'enfonce dans une dette technique abyssale. Les entreprises clientes, elles, doivent jongler avec des vulnérabilités critiques, souvent exploitées avant même que le correctif n'arrive. Pendant ce temps, Microsoft encaisse les licences et les contrats de sécurité. 570 failles en un mois, c'est 19 par jour – une cadence industrielle qui ferait rougir n'importe quelle usine de défauts.
Qui se goinfre derrière le record
Les cybersécurité, c'est un business juteux. Plus il y a de failles, plus Microsoft peut vendre des abonnements Defender, des services de threat intelligence, et justifier l'augmentation des prix. Sans oublier les consultants et les éditeurs de pare-feu qui se frottent les mains. Le record de vulnérabilités n'est pas une preuve de transparence, c'est une aubaine pour l'industrie de la peur.
Alors, merci l'IA ? Non. Merci à Microsoft d'avoir produit un logiciel si complexe et si mal conçu que même une machine a besoin de 570 rustines chaque mois pour le faire tenir debout. La prochaine fois que Satya Nadella vous parle de 'révolution IA', souvenez-vous que la première révolution, ce serait d'écrire du code qui ne pète pas à la première occasion.