Si vous pensiez que le cirque Musk v. Altman ne pouvait pas atteindre de nouveaux sommets de ridicule, accrochez-vous. Après trois semaines à regarder deux bébés-capitalistes se disputer la paternité de l'IA, une vérité éclate, lumineuse comme un écran bleu : Microsoft ne veut pas être là. Et franchement, on les comprend.
La plaidoirie qui sentait le catalogue Noël
Leur déclaration d'ouverture ? Un chef-d'œuvre de passivité agressive. Pendant que Musk hurlait à la trahison et qu'Altman jouait les vierges effarouchées, les avocats de Redmond ont sorti la liste des produits Microsoft. Xbox, Azure, Office 365 — comme si le jury allait se dire : « Oh, une manette ! On oublie tout et on vote acquisition ? »
C'est tellement Microsoft : transforme un procès existentiel en argumentaire commercial. « Mesdames et messieurs les jurés, nous savons que ce procès est absurde, notre présence est absurde, mais pendant que vous délibérez, pourquoi ne pas vous offrir un abonnement Game Pass ? »
Le vrai procès : qui va payer le champagne ?
Pendant ce temps, Musk et Altman se balancent des noms d'oiseaux à coups de tweets et de témoignages à 10 000 dollars l'heure. Chiffres clés : des centaines de millions de dollars brûlés en frais d'avocats, des heures de dépositions où l'on apprend que personne ne se souvient de rien, et au centre de tout ça, Microsoft qui regarde sa montre en pensant à son prochain trimestre fiscal.
Le procès, c'est 44 milliards (la valorisation d'OpenAI) contre 0 (la crédibilité des deux camps). Et au milieu, Microsoft, qui a déjà investi 13 milliards dans OpenAI, fait le grand écart : ne pas froisser Altman (leur partenaire) tout en évitant de donner raison à Musk (leur concurrent indirect).
La stratégie de l'autruche version Redmond
Leur vrai crime ? Avoir accepté de jouer ce jeu. Au lieu de dire : « Ce procès est une insulte à l'intelligence collective, nous ne participons pas à cette mascarade », ils ont envoyé leurs avocats avec des slides PowerPoint. Ils ont choisi de faire de la pub plutôt que de la justice.
Mais ne vous y trompez pas : leur absence d'engagement est un engagement. En ne prenant parti pour personne, Microsoft valide le système : oui, l'IA est un casino où les règles s'écrivent en procès. Oui, le futur de la technologie se décide dans des salles d'audience bondées de faits alternatifs. Et oui, pendant ce temps, les vrais gagnants sont ceux qui ne sont pas dans la salle : les avocats, les assureurs, et bien sûr, les actionnaires de Microsoft qui encaissent les dividendes.
Le verdict de Susanoo News
Microsoft ne veut pas de ce procès ? Trop tard. En refusant de choisir entre Musk et Altman, ils ont choisi le statu quo — ce marécage où l'innovation se noie dans des clauses juridiques. Pendant qu'ils font la pub de leur Xbox, le monde brûle sous des tonnes de hype inutile. Bravo les gars, vous avez gagné le prix de l'absence la plus bruyante.