Mark Zuckerberg a enfin trouvé un moyen de brûler de l'argent plus vite que la fusion nucléaire. Ce mercredi, Meta a dévoilé Muse Spark, le premier modèle issu de sa fameuse équipe 'superintelligence' — un euphémisme pour 'dépense sans limite'. Après avoir embauché Alex Wang de Scale AI pour la modique somme de 14,3 milliards de dollars et offert à certains ingénieurs des packages à centaines de millions, le géant des réseaux sociaux espérait un miracle. Il a obtenu un modèle correct en langue qui, selon les premiers tests, « lag en coding ». Super, en effet.
La facture de la vanité
Revenons sur l'arnaque. L'an dernier, humilié par les performances médiocres de ses modèles Llama 4, Meta a décidé de jouer les gros bras. Plutôt que d'innover, ils ont sorti le chéquier. L'objectif avoué : rattraper OpenAI, Google et Anthropic. La méthode : acheter les cerveaux les plus chers du marché et les enfermer dans un labo doré baptisé 'Avocado' en interne. Le résultat, Muse Spark, est la preuve que dans la tech, l'argent ne peut pas tout acheter — surtout pas la compétence en programmation, apparemment.
Superintelligence, ou super-marketing ?
Le terme 'superintelligence' est ici utilisé avec une désinvolture criminelle. On parle de machines surpassant l'intelligence humaine. Meta, lui, nous pond un modèle qui peine à aligner trois lignes de Python sans bug. La dissonance est magnifique. Pendant ce temps, la pression financière est immense : les actionnaires attendent un retour sur les dizaines de milliards engloutis dans l'IA. Muse Spark, présenté comme le premier d'une nouvelle série, sent davantage le coup de com' désespéré que la révolution annoncée. C'est le produit d'une équipe construite non pas sur une vision, mais sur un complexe d'infériorité à budget illimité.
Qui rit, qui pleure ?
Les grands gagnants sont, sans surprise, les ingénieurs qui ont su négocier leur ticket pour ce train de l'or. Des packages à neuf chiffres pour un modèle 'competitive' (lire : pas dernier) mais pas leader. Alex Wang, lui, a déjà encaissé. Les perdants ? Les actionnaires de Meta, qui financent cette course à l'égo, et l'écosystème de l'IA, noyé sous le bruit médiatique d'annonces creuses. Le vrai test n'est pas technique, il est économique : combien de temps les marchés vont-ils tolérer que Zuck transforme Meta en fonds à perte pour gourous de l'IA ?
Muse Spark n'est pas une avancée. C'est un aveu. L'aveu qu'après avoir tout acheté — les talents, les startups, les headlines — Meta découvre que le génie logiciel ne se décrète pas. La 'superintelligence' commence par savoir coder. Et sur ce point, le roi des réseaux sociaux est encore nu.