Un psychiatre de Melbourne a decide que l'intelligence artificielle etait desormais un prealable a toute consultation. Refus de signer pour que l'IA ecoute vos confessions ? Dehors, direction un autre praticien. On n'est plus chez le psy, on est chez les machines. Le formulaire d'inscription le claironne : si le patient ne veut pas de l'IA, il doit demander a son medecin referent de le rediriger ailleurs. Simple, efficace, autoritaire.
Deux medecins sur cinq deja convertis
Selon le Royal Australian College of General Practitioners (RACGP), 40 % des generalistes australiens utilisent deja un scribe IA pour transcrire les consultations. Une explosion. Mais transmuer la relation medecin-patient en un fichier texte n'est pas une revolution : c'est un abandon. Sous couvert d'efficacite, on externalise l'ecoute, on industrialise l'intime. Et si le patient resiste, il est jete.
L'argent et le controle, vrais moteurs
Qui se goinfre ? Les editeurs de logiciels d'IA medicale, bien sur. Chaque patient qui signe est un flux de donnees de plus dans leurs algorithmes. Et qui se fait rouler ? Le patient, cense etre au centre des soins, mais qu'on traite comme un obstacle au workflow. Le psy, lui, gagne du temps sur la paperasse — mais perd le geste, la nuance, le silence qui parle. On troque l'humain contre une transcription automatique. Beau deal.
Un consentement sous pression
Imaginez : vous venez vous confier sur vos angoisses, et on vous tend un formulaire de consentement pour une IA. Refuser signifie devoir trouver un autre medecin, dans un systeme sature. C'est une coercition deguisee. Le psychiatre — dont le nom n'a pas fui, comme souvent — defend sans doute l'innovation. Mais imposer l'IA comme condition d'acces aux soins, c'est un recul ethique masque en progres technique.
Cher psychiatre de Melbourne, votre scribe IA ne remplacera jamais l'attention. Et si vos patients doivent signer un pacte avec l'algorithme pour etre soignes, vous n'etes plus un therapeute : vous etes un guichet automatique.