Miles Wang, chercheur chez OpenAI, serait en discussions pour lever une startup de drug discovery boostée à l’IA. Valorisation visée : 2 milliards de dollars. Traduction : un CV qui brille + une promesse vague = un chèque sans précédent. Sans avoir vendu une seule pilule. Sans avoir guéri qui que ce soit. Le nouveau standard de la bulle tech ?
Le mirage de l’IA drug discovery
Depuis des années, on nous serine que l’IA va révolutionner la médecine. AlphaFold a fait du bruit, certes, mais prédire des structures protéiques, ce n’est pas trouver un médicament. Sur les centaines de startups qui clament révolutionner la pharma avec du deep learning, combien ont passé le cap des essais cliniques ? Zéro, nada, que dalle. Le seul médicament présenté comme conçu par IA (un candidat de Insilico Medicine) est encore en phase 1. Les VCs continuent d’arroser d’argent des boîtes sans pipeline clinique solide. Pourquoi ? Parce que la hype rapporte plus que les molécules.
Qui se goinfre ?
Regardez les tours de table : plus de 50 milliards de dollars ont été injectés dans l’IA santé ces trois dernières années. Résultat : des valorisations stratosphériques pour des startups qui, pour l’instant, produisent surtout des papiers et des promesses. Les investisseurs se bousculent pour ne pas rater le train. Mais où sont les vrais médicaments ? On cherche encore. Pendant ce temps, les labos traditionnels continuent leur travail de fourmi, avec des taux d’échec de 90% en phase clinique. L’IA n’a pas changé la donne. Elle a changé les porte-monnaie de ceux qui savent vendre du rêve.
Miles Wang, le messie de la drug discovery ?
Miles Wang quitte OpenAI, temple de l’AGI en carton, pour lancer sa propre startup. Pas encore de nom, pas encore de produit, mais déjà une valorisation à deux chiffres. On applaudit bien fort. Le mème se répète : un chercheur star, une promesse de disruption, et des investisseurs prêts à s’arracher les parts. La recette magique de la Silicon Valley transplantée dans la santé. Sauf que la santé ne pardonne pas. Les erreurs se paient en vies humaines, pas en pivots.
Alors, 2 milliards pour une boîte qui n’existe pas encore ?
Bien sûr que oui. C’est ça, le vrai breakthrough : faire croire qu’on peut guérir le cancer avec du code. Le prochain médicament « révolutionnaire » ? Vous le trouverez au rayon des licornes, entre la blockchain et le métavers. En attendant, Miles Wang empoche le pactole et les VCs espèrent un exit juteux. Pendant ce temps, les vrais laboratoires cherchent encore – sans la hype – des traitements qui marchent. Mais qui a besoin de résultats quand on a une narrative en or ?