On nous annonce que la recherche IA est devenue l’un des marchés les plus chauds de la tech. Vraiment ? À écouter les communicants, on croirait assister à la naissance d’une nouvelle intelligence supérieure. En réalité, c’est juste le dernier pré carré où les startups viennent brouter l’argent des VC avant que le troupeau ne s’effondre.
La grande promesse : remplacer Google par un perroquet
Perplexity, You.com, Andi, Metaphor… Toutes vous jurent qu’elles vont révolutionner la façon dont vous cherchez sur le web. Leur secret ? Un gros modèle de langage qui vous pond une réponse en phrases, comme un assistant trop zélé. Oui, mais à quel prix ? Les coûts d’inférence explosent : entre 0,10 $ et 0,50 $ par requête selon une étude de SemiAnalysis, contre 0,0002 $ pour une recherche Google classique. Vous avez bien lu : un facteur 500 à 2500. Et on nous vend ça comme un progrès ?
Où va l’argent, vraiment ?
Les fonds affluent : Perplexity a levé 100 millions de dollars en janvier 2024, valorisation 1,5 milliard. You.com a fait 40 millions. Andi a récolté 25 millions. Mais qui paie in fine ? Les annonceurs, qui se retrouvent avec des pages vides de pubs (ou presque), et les investisseurs qui misent sur une adoption de masse qui n’arrive pas. Le nombre d’utilisateurs actifs quotidien de ces outils stagne autour de quelques centaines de milliers, quand Google en cumule 1,5 milliard. Le ratio est risible.
Le grand oublié : l’utilisateur berné
Les résultats de ces moteurs « intelligents » sont souvent des hallucinations pures. Demandez à un chatbot de recherche la date de la bataille de Trafalgar – il vous répondra parfois 1802 au lieu de 1805, avec un sourire numérique. Et quand il cite ses sources, c’est souvent un site tiers qui a pompé le contenu d’un autre site. Bref, on vous sert du plagiat algorithmique enrobé de marketing. Mais chut, ne dites pas aux fondateurs que leur produit ne tient pas la route ; ils sont trop occupés à préparer leur prochain tour de table.
Les winners : les fournisseurs de GPU et les avocats
Pendant ce temps, Nvidia se frotte les mains : chaque startup de recherche IA achète des milliers de GPU pour entraîner ses modèles. Et les contentieux pour violation de copyright ? Les éditeurs comme The New York Times traînent déjà OpenAI en justice ; les startups de recherche, qui indexent sans vergogne les contenus protégés, seront les prochaines sur la sellette. Les investisseurs le savent, mais ils continuent à verser des chèques comme si demain n’existait pas.
Conclusion : une bulle qui sent le moisi
La recherche IA ne tue pas Google. Elle crée juste une couche d’intermédiaires bruyants et coûteux, qui vivent de subventions et de promesses. Le jour où les VC couperont les vivres, ces « révolutions » s’effondreront comme des châteaux de cartes. En attendant, on vous vend du rêve… à 0,50 $ la requête. Vous êtes prévenus.