Fin août, Cap Canaveral. La NASA s'apprête à envoyer dans l'espace son nouveau télescope spatial Nancy Grace Roman. Le discours officiel est grandiose : comprendre la matière noire, percer l'énergie sombre, sonder l'expansion de l'univers. Autrement dit : dépenser des milliards pour donner des noms compliqués à ce qu'on ne comprend pas.
La matière noire, ou l'art de maquiller l'ignorance en science
Roman doit observer des milliards de galaxies pour traquer les effets de ce qui représenterait 95 % de l'univers : la matière noire et l'énergie sombre. On ne les voit pas, on ne les détecte pas, on ne sait pas ce que c'est. Mais attention, on a des modèles mathématiques très élégants pour décrire ce vide. C'est exactement comme si votre plombier vous facturait une fortune pour chercher une fuite qu'il ne trouve pas, en vous expliquant que l'eau est passée dans une dimension parallèle.
Et les astéroïdes ? Un argument marketing pour justifier la facture
Ah, vous pensiez que ce télescope allait nous sauver des rochers tueurs ? Détrompez-vous. La détection d'astéroïdes est une fonction accessoire, un alibi pour faire passer la pilule auprès du Congrès. On vous parle de protéger la planète, mais c'est surtout pour protéger un budget de 3 milliards de dollars. Si Roman croise un caillou dangereux en passant, tant mieux. Mais ne croyez pas que la NASA ait conçu ce bijou technologique pour sauver vos arrières. Elle l'a conçu pour observer des trucs flous, lointains, et parfaitement invérifiables.
Suivez l'argent : SpaceX se frotte les mains
Le télescope embarque un miroir de 2,4 mètres, exactement le même que Hubble. Un champ de vision 100 fois plus large, d'accord. Mais surtout, le lanceur est un Falcon Heavy de SpaceX. On paye des milliards pour la recherche, et c'est Elon Musk qui encaisse. Après James Webb et ses dépassements de budget légendaires, voici venir Roman, énième projet pharaonique où les sous-traitants privés se gavent pendant que le contribuable se fait plumer. La NASA recycle, les industriels récupèrent, et pendant ce temps, on nous vend du rêve à coups de communiqués triomphants.
Le vrai mystère, c'est le budget
Soyons honnêtes : un tel engin produira des données précieuses. Mais n'appelons pas cela une révolution. Les véritables énergies sombres sont celles qu'il faudra inventer pour financer les prochaines missions après un tel gouffre financier. Alors bravo, la NASA, pour ce magnifique joujou. Mais si vous voulez sauver la Terre, commencez par arrêter de la saccager avec des lancements en série et des infrastructures qui poussent comme des champignons. En attendant, le grand télescope Roman va scruter les ténèbres. Il trouvera peut-être l'occasion de se prendre pour un sauveur. Nous, on préfère garder un œil sur vos dépenses.