Ah, TechCrunch Disrupt. Ce grand cirque ou des startups en survie viennent mendier un cheque de 100 000 dollars et quelques minutes de gloire devant des investisseurs qui sentent le desinfectant. La deadline du 27 mai approche, et comme chaque annee, les requins de la promo se bousculent. Mais avant de sortir le champagne, posons-nous la question qui fache : ce concours sert-il vraiment les startups ou juste la machine a clics de TechCrunch ?
Le jeu des chaises musicales
Startup Battlefield 200, c'est 200 startups presumees 'prometteuses' qui defilent sur scene. Le pitch parfait, le slide bien lisse, le sourire Colgate. Mais qui decroche le gros lot ? Spoiler : rarement les vrais innovateurs. Sur les 200 participants, combien survivent apres le show ? Les chiffres officiels ? Silence radio. Ce n'est pas un accelerateur, c'est un casting pour une emission de tele-realite startup, ou le vrai gagnant est le diffuseur.
Les vrais gagnants : TechCrunch et ses amis
Derriere ce spectacle a 100 000 dollars se cache une machine bien huilee. TechCrunch vend des tickets a 599 dollars pour assister a l'evenement, sans compter les passes VIP, les sponsors et les partenaires. Pendant ce temps, les startups font le cirque gratuitement, offrant leur donnees, leur temps et leur energie. Qui se goinfre ? TechCrunch, Verizon (son proprietaire), et les VCs qui viennent pêcher des societes deja preselec. Pour les startups, c'est un loto a 1% de chance de gagner un prix qui ne paie meme pas un an d'equipe.
L'arnaque du 'investor access'
Le communique promet un 'acces aux investisseurs'. Traduction : vous etes mis dans une salle avec 50 fondateurs, 5 VC blases et un chronometre. Les vrais deals se font ailleurs, dans des dîners prives ou des introductions bien grasses. Le 'networking' de Startup Battlefield est une illusion. Les startups qui n'ont pas de deja un carnet d'adresses n'en sortent pas avec un cheque. Et si vous voulez vraiment etre vu, mieux vaut payer un avocat en M&A.
La date butoir du 27 mai : pourquoi ce rush ?
Ils vous mettent la pression : 'plus qu'une semaine !' C'est un stratageme de marketing pour creer de l'urgence artificielle. Les vraies startups serieuses n'attendent pas la deadline, elles ont des deadlines bien plus sexy (comme des levées de fonds confidentielles). Le 27 mai, c'est le dernier jour pour les ratés qui n'ont pas encore trouve le bon call. Vous voulez vraiment etre dans ce panier ?
Notre avis : passez votre chemin
Si vous pensez que 100 000 dollars vont sauver votre startup, vous etes deja mort. Ce prix est une obole, un cache-sexe pour masquer l'absence de veritable accompagnement. Les seuls qui s'en sortent sont les fondateurs qui savent deja faire du buzz et qui utilisent ce concours comme une etape de plus dans leur strategie de communication. Pour les autres, c'est une perte de temps et d'ego. TechCrunch vous utilise comme contenu gratuit, vous les remerciez. Cherchez plutot un vrai accelerateur, une subvention publique, ou un business angel qui ne vous demande pas de danser sur scene.
Alors oui, postulez si vous voulez. Mais ne venez pas pleurer quand vous serez assis a la table des losers, avec un sticker 'Startup Battlefield' et un cafe froid.