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Joanna Stern, le robot qui ne sait pas qu'elle l'est déjà

Joanna Stern a passé un an avec l’IA pour écrire un livre. Résultat : elle vend des half-truths aux médias mainstream tout en baisant la main des GAFAM. Indépendance ? Elle signe avec NBC. Le robot, c'est elle.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE VERGE AI
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Tu veux une histoire de rédemption tech ? Va voir ailleurs. Ici on parle de Joanna Stern, ex-chroniqueuse au Wall Street Journal, co-fondatrice de The Verge, et désormais fondatrice de New Things — une boîte qui sent le fric frais et le compromis à plein nez.

Son nouveau livre, I Am Not a Robot, sort ce 12 mai. Un an à vivre avec l'IA. Super. Mais ne t’emballe pas : cette dame a quitté son perchoir doré au Journal pour s’associer avec NBC. Indépendance, tu dis ? Elle a troqué un cordon ombilical contre un autre, plus épais peut-être, plus mainstream. Et elle appelle ça aller de l’avant. On appelle ça un transfert de créancier.

L’IA, elle l’a dans la peau… ou dans le portefeuille ?

Le pitch est beau : Stern a laissé l’intelligence artificielle s’infiltrer dans chaque recoin de son quotidien pendant un an. Résultat ? Elle nous sert un plat tiède. D’un côté, elle admet que les robots humanoïdes sont totalement pas prêts — merci, on avait remarqué les vidéos de Boston Dynamics qui se prennent des coups de pied. De l’autre, elle nous vend du rêve sur les wearables IA, ces gadgets qui vont soi-disant nous coller au cul pour nous sauver la mise.

Tu vois le schéma ? Elle passe son temps à dire « attention, c’est dangereux », mais elle ajoute illico « mais ça pourrait être génial » pour ne pas froisser ses nouveaux amis de la Silicon Valley. C’est comme un lanceur d’alerte qui finirait sa conférence en vendant des bougies parfumées. Pathétique.

La machine à cash du « media indépendant »

Le vrai morceau, c’est son nouveau bébé, New Things. Elle ose appeler ça une « entreprise médiatique indépendante » alors qu’elle est assise dans les pattes de NBC. Tu imagines un journaliste qui quitte une grande maison pour en rejoindre une autre et qui te parle de liberté ? C’est comme un poisson qui quitte un aquarium pour un plus grand vivarium : même prison, meilleure vue. Et elle se sert de l’IA pour faire tourner la boîte. Ironie ? Non, incohérence. Elle critique l’industrie tech tout en pompant son carburant. Ça s’appelle une posture.

Dans son interview avec Decoder (un programme où elle a même été présentatrice invitée, tiens, le monde est petit), elle explique qu’elle est devenue « plus optimiste sur certains types d’IA » après son expérience. Bien sûr. L’argent de NBC adoucit les constats. Plus sérieusement, elle croit que les wearables IA vont trouver le « killer app » qui justifiera les sacrifices colossaux de vie privée qu’on nous demande. Attends, on laisse un algorithme fouiller dans nos intestins pour qu’on reçoive une notification pour acheter du PQ ? Et ça c’est la bonne nouvelle ?

Le grand écart de la journaliste-entrepreneuse

Le plus drôle, c’est qu’elle utilise l’IA pour lancer sa boîte. Genre, vraiment. Elle parle d’optimiser ses contenus pour l’algorithme YouTube. Alors qu’elle critique la mainmise des GAFAM. Tu veux le dindon de la farce tech ? Le voilà. Stern est devenue le produit qu’elle prétendait décortiquer. Son livre est un OVNI : il dit que les robots sont nuls, mais que les « petits robots » (les wearables) sont l’avenir. C’est comme un critique gastronomique qui vomit le foie gras mais adore les nuggets industriels.

Alors oui, Joanna Stern n’est pas un robot. Mais son discours, lui, est déjà programmé pour plaire à tout le monde sans fâcher personne. C’est le chatbot parfait de la presse tech : promoteur de la disruption sans oser en dire le vrai coût. Son livre ? Un long communiqué de presse déguisé en enquête. Sa boîte ? Un relais de la doxa siliconienne avec un vernis « indépendant ». Et nous, on la regarde faire son numéro, pauvres canaris dans la mine de l’attention numérique. La prochaine fois que tu vois un article signé Stern, souviens-toi : le robot, c’est peut-être le lecteur qu’elle essaie d’imiter.

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