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Jensen Huang au Japon : l’homme providentiel ou le vendeur de tapis volants

Jensen Huang a signé des deals juteux au Japon, mais le pays a surtout signé un chèque en blanc pour devenir le dernier client docile de Nvidia.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Jensen Huang a débarqué à Tokyo avec sa panoplie de super-héros du GPU, et repart avec des poignées de main qui sentent le yakuza et le yen. Le PDG de Nvidia a signé des accords couvrant tout l’écosystème tech nippon — de la banque Mitsubishi aux robots de Toyota en passant par les fermes hydroponiques de Panasonic. Mais sous le vernis des promesses, que reste-t-il ? Une transaction juteuse pour Nvidia, et un Japon qui suit aveuglément le gourou de Santa Clara.

Deals à gogo, mais à quel prix ?

Les chiffres officiels sont flous, mais les rumeurs parlent de plusieurs centaines de milliards de yens en commandes de puces IA. Les géants japonais, Nintendo en tête, veulent leur part du gâteau. Sauf que le Japon n’a plus fabriqué un semi-conducteur compétitif depuis l’ère du CD-ROM. Résultat : ils achètent des GPU américains, payent en cash, et espèrent que l’Europe et la Chine ne leur coupent pas les pipelines. Merci Jensen.

L’écosystème tech japonais : un vieux samouraï en survêtement

Le Japon, patrie de Sony et Toshiba, a perdu sa flamme dans la guerre des puces. Aujourd’hui, il importe 90% de ses processeurs. Huang arrive en sauveur, mais il vend surtout un abonnement à son cloud. Les promesses de “partenariats stratégiques” cachent une réalité minable : le Japon devient un débouché pour Nvidia, pas un allié souverain. Les universités locales, exaltées, commandent des DGX servers pour former des étudiants qui iront ensuite travailler… chez Nvidia.

La souveraineté ? Une blague nipponne

Pendant que le gouvernement japonais rêve de “renaissance industrielle” avec l’IA, les vrais décideurs (les keiretsu) signent des chèques en blanc. Aucun plan B. Aucune alternative open-source. Même Rakuten, qui voulait jouer les trublions, a fini par s’agenouiller devant le trône de Huang. Et le pire, c’est que personne ne pipie. Les médias japonais, polis comme des geishas, encensent cette “coopération historique”. Pendant ce temps, TSMC construit une usine à Kumamoto — pas pour les Japonais, mais pour les clients américains.

Que retenir de cette tournée ?

Jensen Huang a quitté Tokyo avec un billet d’avion first class et un sourire en coin. Il a vendu des GPU, promis des licornes, et laissé des dirigeants japonais convaincus qu’ils sont à la pointe. En réalité, le Japon a troqué son indépendance technologique contre une dose de hype en barre. Alors qui est le vrai gagnant ? Demandez aux actionnaires de Nvidia. Eux, ils ne sont pas au Japon.

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