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IA au baseball : les Mets pris en flagrant déni

Le manager des Mets promet une conformité totale aux règles de la MLB. Mais quand son propre lanceur dénonce l’usage de l’IA pour dicter les lancers, le vernis craque. Derrière le sourire de Green, l’odeur du scandale plane.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : THE GUARDIAN AI
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Andy Green, le manager par intérim des New York Mets, a une réponse qui sent le vieux gant de cuir : « Nous sommes pleinement conformes aux règles de la MLB. » Traduction officielle : circulez, il n’y a rien à voir. Sauf que derrière cette langue de bois, une accusation lancée par Adam Ottavino, leur propre lanceur, fait bouillir le caisson : les Mets utiliseraient l’intelligence artificielle pour décider des types de lancers en plein match. Et la réponse de Green ? Un chef-d’œuvre d’esquive qui mériterait un Oscar.

La réponse en bois du manager

« Quelles que soient les règles, nous restons pleinement conformes et la MLB prend ces décisions », a déclaré Green. Magnifique. On dirait un politicien qui noie le poisson dans un verre d’eau tiède. Aucune précision sur les accusations, aucun démenti clair, juste un renvoi aux instances. Si les Mets étaient vraiment « purs » comme la neige fraîche, pourquoi ne pas simplement dire : « Nous n’utilisons pas d’IA en jeu » ? Parce que ce serait un mensonge trop facile à débusquer. Green préfère jouer la carte de la confiance aveugle envers la MLB. Sauf que la MLB, justement, vient de restreindre sévèrement l’usage des iPads dans les dugouts. Pourquoi ? Parce que trop d’équipes en profitaient pour tricher.

Ottavino balance : l’IA dans le dugout

Adam Ottavino, vétéran des monticules, a mis les pieds dans le plat : selon lui, les coaches des Mets utilisaient un système d’IA pour analyser les frappeurs adverses en temps réel et dicter les lancers. Du pur Big Brother version baseball. Après tout, quelle meilleure façon de gagner que de déléguer à une machine les choix que devrait faire un lanceur ? Sauf que le règlement interdit explicitement d’utiliser des données d’analyse en direct pendant les matchs. La MLB a même interdit les iPads dans les dugouts en août 2024, après le scandale des Astros. Mais les Mets, eux, auraient trouvé la parade : une appli qui tourne sur un téléphone, ou un système de signaux humains relayant les décisions de l’IA. Du jus de cerveau pour contourner les règles.

MLB : des règles de papier ?

La Major League Baseball a l’air d’un colosse aux pieds d’argile. Elle interdit les iPads, mais les équipes utilisent des montres connectées, des walkies-talkies (oui, ça existe encore) ou des assistants de poche codés. Les Astros ont été punis pour leurs signaux volés ? Les Mets, eux, jouent avec le feu de l’IA. Et pendant ce temps, la MLB se contente de « déterminer la conformité » à l’aveuglette. Green le sait bien : tant que personne n’est pris la main dans le sac avec une tablette en bataille, on peut nier. C’est le jeu du chat et de la souris réglementaire. Mais à ce rythme, le baseball professionnel va ressembler à une ruche de hackers, pas à un sport.

Qui profite du flou réglementaire ?

Suivons l’argent. Les Mets, propriété de Steve Cohen, un milliardaire de la finance, sont prêts à tout pour décrocher une place en playoffs. Chaque match gagné grâce à une suggestion d’IA, c’est des millions en revenus de billetterie, de droits TV, de merchandising. Derrière chaque déni de Green, il y a le bruit des caisses qui s’emplissent. Les vrais perdants, ce sont les équipes qui respectent l’esprit du jeu, comme les Athletics ou les Pirates, trop pauvres pour s’offrir une armée de data scientists. La technologie, au service des riches, comme toujours. Et pendant ce temps, Ottavino, le lanceur accusateur, risque sa place dans l’équipe. Un héros malgré lui.

Alors, cher Andy Green, nous savons que vous lisez ceci. Votre sourire hypocrite ne tient qu’avec un sparadrap. Les règles de la MLB sont un pansement sur une jambe de bois. Et si les Mets se font gauler, ce sera avec la même excuse : « On ne savait pas que c’était interdit. » Mais tout le monde sait. Le problème, c’est que personne ne veut vraiment punir les tricheurs tant qu’ils rapportent de l’argent.

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