En 2025, HPE a donc observé des changements significatifs dans le mode opératoire des cybercriminels. On se pâme déjà dans les labos de la firme : industrialisation, automatisation, IA... Du vocabulaire à la con qui sent le communiqué de presse tout frais. Sauf que derrière cette novlangue marketing, que nous apprend vraiment le fameux In the Wild Report ? Que les hackers utilisent des scripts pour exploiter des failles que vos grands-parents connaissaient déjà ? Révélation.
L'industrialisation, ou l'art de recycler les failles de l'an 2000
HPE nous explique que les criminels industrialisent leurs méthodes. Traduction : ils ont découvert que lancer un script automatique sur 10 000 cibles, c'est plus rentable que de pirater à la main. Mais les vulnérabilités qu'ils exploitent ? 80 % d'entre elles ont plus de cinq ans. Certaines remontent aux débuts d'Internet, comme cette faille dans les imprimantes réseau qui traîne depuis 2010. Alors oui, ils automatisent. Mais c'est comme si une usine de yaourts décidait de produire en masse du yaourt périmé. Bravo.
L'IA, ce nouveau marteau-pilon
Ah, l'IA ! Le mot magique qui justifie tous les budgets. HPE nous serine que les hackers utilisent l'intelligence artificielle pour scaler leurs attaques. En clair, ils génèrent des emails de phishing mieux écrits, des deepfakes plus crédibles, et adaptent leurs charges utiles en temps réel. Formidable. Sauf que le véritable cauchemar, ce n'est pas l'IA des hackers – c'est toujours la même politique de patchs merdique côté entreprises. Un ransomware propulsé par GPT-4 qui exploite une vulnérabilité Java vieille de dix ans, ça n'a rien de révolutionnaire. C'est juste un coup de peinture sur une ruine.
Qui se goinfre ? HPE, évidemment
Derrière ce rapport dramatique, devinez qui pointe le bout de son nez avec des solutions cloud-native et des services de détection AI-driven ? HPE, tiens donc. Le même HPE qui a vendu des serveurs sans correctif pendant des années, qui externalise sa cybersécurité et qui aujourd'hui vous explique que le monde est dangereux – heureusement, ils ont la pilule. Le vrai scoop du rapport, c'est le silence assourdissant sur les responsabilités des éditeurs et des fabricants de matos, qui continuent de pondre des logiciels troués comme une passoire. Mais ça, HPE n'en parle pas. Ça ne se vend pas.
Bilan : du déjà-vu emballé dans du jargon
Alors oui, les cybercriminels sont plus organisés. Oui, ils utilisent des outils modernes. Mais la vérité, c'est que le paysage des menaces n'a pas changé en 2025 – ce sont les mêmes failles, les mêmes négligences, les mêmes vendeurs de peur qui encaissent. L'industrie de la cybersécurité a besoin que vous ayez peur pour acheter. HPE vient de vous servir la énième bouillie marketing. Ne l'avalez pas sans en recracher les vrais problèmes : des correctifs qui n'arrivent jamais, des architectures héritées de l'âge de pierre, et des RSSI qui se font engueuler s'ils demandent un budget pour mettre à jour un serveur. Le reste, c'est du bruit numérique.