Eh bien, Eric Schmidt, l'homme qui a transformé Google en machine à traquer vos données, pensait sans doute qu'un discours de remise de diplômes à l'Université d'Arizona serait une promenade de santé. Raté. Vendredi dernier, à peine a-t-il ouvert la bouche pour psalmodier son évangile de l'IA que les étudiants ont répondu par un tonnerre de huées. Plus fort, Schmidt, on n'entend pas ta novlangue techno-optimiste.
Le retour de bâton d'une génération sacrifiée
Ces jeunes ne sont pas des technophobes attardés, comme aimerait le faire croire la Silicon Valley. Ils sont simplement lucides. 47% des emplois américains sont menacés par l'automatisation d'ici 2030, selon McKinsey. Et pendant que Schmidt se fait 300 000 dollars pour une causerie, ces gosses contemplent un marché du travail en cendres. Alors oui, quand un milliardaire débarque pour leur vendre du rêve en plastique, ils réagissent. Normal.
L'aveu involontaire d'un dinosaure
Le plus croustillant ? Schmidt a reconnu que ces craintes étaient rationnelles. Mais il a enchaîné en geignant sur sa frustration. Pauvre chou. Il ne comprend pas pourquoi on n'applaudit pas son baratin. Peut-être parce que son propre bilan chez Google inclut des licenciements massifs, une évasion fiscale olympique, et un algorithme qui a financé les pires dérives. Mais ne le dérangeons pas, il a un livre à vendre.
Les vautours de la disruption ont un problème
Ce n'est pas un incident isolé. C'est un signal. Les étudiants américains commencent à comprendre que le discours move fast and break things a surtout cassé leur avenir. Schmidt, le gourou auto-proclamé, a paniqué en direct, révélant son vrai visage : celui d'un conseiller qui fait du lobbying pour le complexe militaro-industriel technologique pendant que ses anciennes entreprises détruisent des métiers. Mais rassurez-vous, il a un remède : plus d'IA, plus de formations, plus de flexibilité – bref, plus de la même merde.
Pourquoi les boomers devraient trembler
Ce jour-là, 5 000 étudiants ont dit non. Pas à la technologie, mais au mensonge. Schmidt est reparti avec ses huées, mais la révolte gronde. La génération qui hérite d'un monde en ruine n'a plus envie de lécher les bottes de ceux qui ont allumé l'incendie. Et ce n'est que le début. Alors, Eric, continue à vendre ton bullshit. Mais sache que les amphithéâtres ne seront bientôt plus des chambres d'écho pour tes discours de propagande.