Première semaine du procès qui devait sauver l'humanité de l'IA, et déjà on rigole. Elon Musk, costume noir serré comme un linceul, monte à la barre pour raconter comment Sam Altman et Greg Brockman l'auraient « dupé » pour qu'il lâche des millions dans OpenAI. Mais le génie de Tesla nous gratifie aussi d'une prophétie : l'IA pourrait tous nous tuer. Et, détail croustillant, il admet que sa propre boîte xAI distille les modèles d'OpenAI. Bienvenue au grand cirque de la tech, où les milliardaires se battent pour savoir qui a inventé la poudre qui va les faire sauter.
Le millionnaire pleurnichard
Musk jure qu'il a été roulé. En 2015, il cofonde OpenAI, met 50 millions de dollars sur la table (un SMIC pour lui), puis claque la porte en 2018. Aujourd'hui, il crie au complot : Altman et Brockman auraient trahi la mission « open source » pour faire du business. Sauf que Musk n'est pas du genre à se laisser berner – il a construit SpaceX, Tesla, il vend des flambeaux à 50 dollars sur Twitter. L'ironie ? Il exige qu'OpenAI reste non-profit, alors que xAI, sa créature, facture l'accès à Grok comme un abonnement porno. Fait : Musk a signé les statuts d'OpenAI en connaissance de cause. La plainte sent le coup de com' plus que la justice.
L'IA va tous nous tuer (sauf si c'est la sienne)
Musk en a profité pour ressortir sa cassette préférée : l'IA est une menace existentielle, pire que les armes nucléaires, etc. Il en parle comme un prédicateur qui vend des talismans anti-apocalypse. Pourtant, xAI bosse sur Grok, un chatbot « rebelle » qui pompe les données de Twitter sans vergogne. Chiffre : Musk a levé 6 milliards de dollars pour xAI en 2023. Soit dit en passant, il continue d'exploiter les modèles OpenAI qu'il prétend vouloir protéger. Hypocrite ? Non, juste business. Le procès ne l'empêchera pas de gratter quelques parts de marché.
L'aveu gênant : xAI, copieur maladroit
Le plus beau, c'est l'aveu. Interrogé, Musk reconnaît que xAI « distille » les modèles d'OpenAI – un doux euphémisme pour dire qu'il les pompe et les retraîne. Les avocats d'OpenAI n'en demandaient pas tant. Il justifie : « Tout le monde le fait ». Oui, mais c'est un peu gênant quand on accuse l'autre de tromperie. Imaginez : vous poursuivez un voleur en criant au scandale, puis vous avouez que vous avez piqué son matériel pour fabriquer votre propre lance-pierre. La crédibilité de Musk fond plus vite qu'un glacier dans un tweet climatique. OpenAI a déjà démontré que des modèles comme xAI et d'autres startups « open source » utilisent leurs sorties pour s'entraîner. Rien d'illégal, mais ça tord le cou à la posture morale de Musk.
Qui profite du chaos ?
Pendant que les deux titans s'étripent, les vrais gagnants sont les avocats – facture à 1 000 dollars de l'heure – et les régulateurs qui regardent le spectacle en se frottant les mains. Le procès pourrait durer des mois, mais l'effet immédiat est clair : Musk a déjà perdu la guerre narrative. Altman, lui, peut compter sur un board aux petits oignons et une valorisation qui frôle les 100 milliards. Quant à nous, pauvres mortels, on attend que l'IA nous tue ou qu'elle nous fasse gagner du temps sur Excel. En attendant, continuons à rigoler de ces milliardaires qui jouent à la guerre des étoiles avec notre avenir.