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Elon Musk a quitté OpenAI et Greg Brockman en a fait une saga

Greg Brockman balance les dessous du départ d'Elon Musk d'OpenAI : contrôle absolu, ego surdimensionné et promesses trahies. Mais attention, personne n'est blanc dans cette histoire — suivez l'argent, pas les discours.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Les négociations de start-up, c'est comme les combats de gladiateurs : sang, sueur et larmes, mais rarement diffusés en direct. Sauf quand le vainqueur s'appelle Greg Brockman et qu'il a une plume acérée. L'ancien président d'OpenAI vient de déballer les coulisses du divorce avec Elon Musk, et c'est un régal pour les amateurs de drama tech. Accrochez-vous, ça pique.

Musk : le génie qui voulait le contrôle absolu

Selon Brockman, Musk a tenté de transformer OpenAI en sa filiale personnelle. En 2018, alors que l'organisation était encore à but non lucratif, Musk a proposé une fusion avec Tesla — oui, Tesla, la boîte qui vend des voitures et des promesses de robots. Objectif : mettre la main sur les travaux d'IA les plus prometteurs de la planète. Mais les fondateurs, dont Brockman et Sam Altman, ont dit non. Musk a alors claqué la porte, emportant sa contribution de 100 millions de dollars et son ego surdimensionné.

Ce que le communiqué officiel ne dit pas : Musk voulait un poste de PDG et 51 % des parts de la future entité for-profit. Une exigence digne d'un souverain féodal. Quand il a compris qu'OpenAI ne serait pas son fief, il a préféré saborder le navire plutôt que de jouer les seconds rôles. Sympa l'altruisme.

Pourquoi ce récit maintenant ?

Brockman sort cette histoire en plein chaos chez Twitter/X, alors que Musk continue de critiquer OpenAI pour avoir abandonné sa mission originelle. Hasard ? Plutôt un uppercut bien placé. Le timing est parfait : Musk est occupé à perdre des annonceurs et à détruire sa propre plateforme. En révélant ces négociations, Brockman se pose en martyr de la cause open source, tout en torpillant la crédibilité de son ex-mentor.

Mais attention, ne pleurons pas pour OpenAI non plus. Depuis le départ de Musk, l'organisation a levé des milliards, s'est transformée en société à but lucratif (avec un plafond de 100x les retours pour les investisseurs), et vend désormais des API à des multinationales. La mission originelle de 'bénéficier à l'humanité' ? Un joli slogan de com. Qui se goinfre ? Altman, Brockman, et les actionnaires de Microsoft, qui ont 13 milliards de raisons de sourire.

Ce que cet article vous cache

Brockman oublie de mentionner que lui-même a négocié en secret avec Microsoft dès 2019, sans en informer les autres membres du conseil. Ou que le fameux 'plafond de profits' a été révisé en douce pour permettre des retours bien plus juteux. Il omet aussi que Musk, malgré ses méthodes de brute, était le seul à pousser pour une AGI véritablement ouverte et accessible. Aujourd'hui, OpenAI verrouille ses modèles comme Fort Knox, et le code de GPT-4 est aussi transparent qu'un blindé.

En bref, cette affaire ne prouve qu'une chose : dans la Silicon Valley, personne n'a les mains propres. Musk voulait un empire, Brockman voulait un jackpot, et les deux se tirent dessus avec des arguments en carton. La seule leçon à retenir : quand deux mégalomanes se disputent, c'est toujours l'humanité qui trinque.

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