S
Susanoo
NEWS // IA & TECH
LIVE
ENTREPRISESIL Y A 22H4 MIN DE LECTURE

ElevenLabs s'offre BlackRock et des têtes d'affiche pour masquer sa vraie nature

ElevenLabs annonce BlackRock, Jamie Foxx et Eva Longoria comme investisseurs ? C'est le plus beau coup de com' pour masquer une machine à cloner les voix sans consentement, à 500 millions de recettes et zéro éthique.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
ElevenLabsBlackRockJamie FoxxEva Longoriavoice AIARR 500M

On savait que la voice AI était le nouveau terrain de jeu des start-up à papa, mais ElevenLabs vient de franchir un cap dans le ridicule. La société, spécialisée dans la clonage vocal à deux balles, annonce fièrement l'arrivée de BlackRock, Jamie Foxx et Eva Longoria dans son tour de table. Rien que ça. On croit rêver, mais non, c'est la réalité d'une industrie qui préfère les paillettes aux pépites.

BlackRock, ou l'art de transformer l'IA en pompe à fric

BlackRock, le gestionnaire d'actifs qui possède le monde, débarque chez ElevenLabs. Pourquoi ? Parce que quand on a 500 millions de dollars de revenus annuels récurrents (ARR) et qu'on peut encore monter une hype, les financiers rappliquent comme des mouches. Sauf que derrière ce chiffre ronflant, il y a une réalité : ElevenLabs brûle du cash pour acquérir des clients enterprise, et son modèle repose sur une technologie qui permet de voler la voix de n'importe qui. Mais chut, on ne dit pas ça aux investisseurs. BlackRock ne veut pas d'une boîte rentable, il veut une machine à scaler qu'il pourra revendre à perte ou introduire en bourse avant que la bulle n'éclate. C'est du capitalisme tardif dans toute sa splendeur.

Jamie Foxx et Eva Longoria : le cache-sexe des célébrités

Faire entrer Jamie Foxx (l'acteur, pas le chanteur) et Eva Longoria (plus connue pour ses rôles de ménagère que pour ses compétences en tech) dans le capital, c'est le coup de com' le plus éculé du book. ElevenLabs a besoin de visibilité grand public pour faire oublier que son produit sert surtout à imiter les voix des morts ou des vivants sans consentement. On vous passe les détails juridiques, mais les deepfakes vocaux, c'est un terrain miné. Mais non, on préfère flasher les sourires hollywoodiens en couverture de TechCrunch plutôt que de parler des régulateurs qui commencent à taper du poing sur la table. Eva Longoria, tu as vraiment besoin d'argent au point de cautionner ce bordel ?

500 millions d'ARR : le chiffre qui cache la forêt de problèmes

Les communicants d'ElevenLabs jubilent : 500 millions de dollars de revenus annuels récurrents. Un chiffre qui ferait pâlir n'importe quel concurrent. Mais regardons les grosses lignes : la majorité de cet ARR vient de contrats enterprise signés avec des entreprises qui veulent automatiser leurs call centers ou générer des voix off à la chaîne. Sauf que ces contrats sont souvent des premiers appels d'offre à perte, des contrats d'un an, renouvelables sous conditions. Et les coûts d'infrastructure (GPU, bande passante, stockage) explosent. Bref, la marge nette doit ressembler à une feuille de route de montagnes russes. Mais les journalistes, aveuglés par le chiffre, ne posent jamais la question : combien reste-t-il après avoir payé les serveurs et les avocats spécialisés en droit à l'image ?

Voice AI comme interface critique : un cauchemar en préparation

Le communiqué de presse vante l'expansion de la plateforme comme interface critique pour les entreprises. Traduction : on va coller des micros partout, enregistrer vos conversations, les analyser, et les revendre sous forme de données anonymisées (ou pas). ElevenLabs veut devenir le système nerveux de votre entreprise, mais ce nerf peut être coupé à tout moment par une faille de sécurité ou un scandale. Déjà que les deepfakes vocaux ont permis de voler des millions à des banques (souvenez-vous de l'affaire des patrons imités), imaginez quand l'outil sera dans les mains de tous les commerciaux. Le futur promis par ElevenLabs est un futur où vous ne pourrez plus croire votre propre oreille. Et les investisseurs, de BlackRock à Jamie Foxx, s'en fichent tant que le chèque encaisse.

Bref, cette levée de fonds est un mouchoir par-dessus une tumeur. ElevenLabs continue de grossir, mais sa substance reste la même : un produit à haut risque, porté par une hype que seuls les naïfs ou les rapaces prennent au sérieux. Susanoo News vous le dit : tenez-vous loin de cette pomme empoisonnée, ou préparez-vous à être la prochaine voix clonée dans une arnaque téléphonique.

← RETOUR À L'ACCUEIL
ElevenLabs s'offre BlackRock et des têtes d'affiche pour masquer sa vraie nature — SUSANOO NEWS | SUSANOO NEWS