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ChatGPT au Congrès : quand la stupidité artificielle remplace la vraie

Le Congrès dépense des millions pour que ChatGPT écrive à leur place. Pendant que vos impôts engraissent OpenAI, vos élus avouent qu'ils ne savent même pas résumer une loi. La démocratie est entre de bonnes mains : celles d'un modèle de langage.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Les élus du peuple, ces génies qui légifèrent sur l'IA, viennent de découvrir qu'ils peuvent l'utiliser. La révélation tombe comme un faux nez : les bureaux du Capitole dépensent l'argent du contribuable pour que ChatGPT rédige leurs mémos, résume les lois qu'ils ne lisent pas, et réponde aux électeurs qu'ils méprisent. Une révolution, vraiment ? Non, un aveu de faillite intellectuelle.

Des machines pour écrire à la place de ceux qui votent des lois sur les machines

Les données des dépenses de la Chambre le confirment : OpenAI rafle la mise. ChatGPT domine les dépenses d'IA payantes sur Capitol Hill. On ne parle pas de quelques expérimentations timides, mais d'une adoption massive, avalisée par les contribuables. Pendant que les législateurs prêchent la prudence face aux risques existentiels de l'IA, ils confient leurs pensées à un modèle statistique qui prédit le prochain mot. Voilà le niveau de sérieux de nos gouvernants.

Des millions de dollars publics partent dans les poches de Sam Altman, pendant que les mêmes élus débattent de la régulation de ses joujoux. Conflit d'intérêts ? Non, c'est de l'innovation, paraît-il. On est à un cheveu de voir ChatGPT siéger au Congrès. Il ferait sans doute un meilleur boulot, mais ce n'est pas une excuse.

Le résumé de loi, c'est le boulot du législateur, pas d'un algorithme

Résumer des textes législatifs ? C'est littéralement le métier de ceux qui les votent. Si un élu a besoin d'un chatbot pour comprendre ce qu'il signe, il faut soit lui retirer son siège, soit lui offrir une colleuse. Mais non, on préfère payer OpenAI pour compenser l'incompétence crasse de nos représentants. Et la cerise sur le gâteau : ces outils servent aussi à rédiger les réponses aux électeurs. On imagine des lettres personnalisées générées par machine pour dire « Je comprends votre préoccupation » avec la même chaleur qu'un mode d'emploi de machine à laver.

Le vrai scandale n'est pas l'usage, c'est la normalisation. On ne s'indigne plus de voir des idiots élus déléguer leur cerveau à un chatbot. On trouve ça moderne. On applaudit la productivité. Pendant ce temps, l'industrie de l'IA s'engraisse de la crédulité de ceux qui sont censés nous protéger d'elle.

Ce qu'on ne vous dit pas : les données de vos lettres finissent dans la machine

Chaque courrier d'électeur, chaque argumentaire confidentiel, chaque négociation en coulisse passe dans les serveurs d'OpenAI. Qui contrôle ces données ? On ne sait pas. Qui peut les réutiliser ? On s'en fout, c'est tellement pratique. Les défenseurs de la vie privée crient dans le vide pendant que les bureaux du Capitole transforment leurs archives en zone de libre-service pour une entreprise privée. Aucune analyse de risques, aucune clause de confidentialité robuste, aucune transparence sur les usages. Mais rassurez-vous, ils ont dû signer un accord de licence en cliquant sur « J'accepte ».

Alors oui, bravo les génies. Vous avez trouvé la solution pour légiférer sans cerveau. Vous nous préparez un avenir radieux où les lois sont écrites par des algorithmes, votées par des pantins, et appliquées par des machines. On trépigne d'impatience. En attendant, crevez-vous bien la panse avec les milliards de la tech, et n'oubliez pas : quand la révolution des robots arrivera, elle vous reconnaîtra peut-être, vous ses premiers larbins.

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