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Barry Diller et Sam Altman : la confiance, cette rustine sur une fuite de gaz toxique

Barry Diller fait confiance à Sam Altman, mais trouve que l'AGI a besoin de garde-fous. Sauf que la confiance, dans cette histoire, sert juste de parfum sur un tas de fumier bien juteux.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Barry Diller, le magnat des médias qui a vu passer plus de licornes que vous n'avez de neurones, a trouvé le temps de sortir de son bunker doré pour défendre Sam Altman. « Je lui fais confiance », a-t-il déclaré, avant d'ajouter que l'AGI (Intelligence Générale Artificielle) est « imprévisible » et qu'il faut des garde-fous. Traduction : Diller sait que son pote Altman est en train de jouer avec un briquet dans un dépôt de munitions, mais il préfère fermer les yeux — tant que ça rapporte.

La confiance, ce mantra des marchands de rêve

Diller affirme que la confiance est « hors de propos » face à l'AGI. Pourtant, il n'a aucun scrupule à faire du personal branding sur le dos d'OpenAI, une entreprise qui a déjà trahi sa promesse de non-profit, viré son propre conseil d'administration (souvenez-vous du coup d'État d'Altman en novembre 2023) et enchaîné les partenariats avec Microsoft jusqu'à devenir son chien de garde des données. La confiance ? C'est le lubrifiant des arnaques de luxe. Diller le sait, Altman le sait, mais le public, lui, continue d'avaler la pilule dorée.

AGI : le grand frisson des boys clubs

Diller agite le spectre de l'AGI comme un épouvantail, tout en cautionnant le type qui tient les manettes. Les « garde-fous » qu'il réclame ? Il peut toujours les attendre — en attendant, Altman encaisse des milliards et signe des contrats avec le Pentagone. Rappel utile : OpenAI a dépensé 540 millions de dollars en salaires et avantages en 2023, pendant que les chercheurs qui sonnaient l'alarme sur la sécurité (comme Jan Leike) se faisaient remercier. Diller préfère sans doute parler de confiance plutôt que de conflits d'intérêts.

Le vrai problème : qui se goinfre ?

Pendant que Diller pontifie, le train de l'AGI fonce sans conducteur. Les actionnaires d'OpenAI — dont Diller n'est pas le dernier, via sa holding IAC — se frottent les mains. Les régulateurs, eux, regardent le train passer en sirotant leur café. Le seul « garde-fou » tangible, c'est la capitalisation boursière. Diller, Altman, même combat : vendre du rêve pour acheter du cash. Et nous, on est les billets.

Alors oui, la confiance est hors de propos. Mais pas parce que l'AGI est imprévisible. Parce que ceux qui la construisent n'ont aucune envie qu'on leur mette des limites. Diller peut toujours parler de prudence — il n'en pensera pas moins quand le chèque encaisse.

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