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Anthropic : un trimestre dans le vert, la fin du miracle

Anthropic annonce un trimestre bénéficiaire. Sauf que derrière le chiffre se cache un run rate gonflé, des VCs contents, et une promesse d’IA éthique qui sent le marketing. La fin du miracle ? Non, juste un autre chapitre du capitalisme tech.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Anthropic, l’agence de communication qui se prend pour une entreprise d’IA, annonce son premier trimestre bénéficiaire. Quelle surprise. Mais ne brûlons pas les étapes : le communiqué précise que les revenus vont ‘plus que doubler’ pour atteindre 10,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. Un chiffre qui fait saliver les VCs, mais qui sent le réchauffé et l’optimisme de la com’.

10,9 milliards, mais de quoi ? De l’air ?

Anthropic ne vend pas des boîtes, ni des licences. Il vend de l’IA « éthique » – ce qui, dans le jargon, signifie une boîte noire qui hallucine moins que les autres. Ses clients ? Des entreprises qui ont peur de se faire traiter de nazis si elles utilisent ChatGPT. Le chiffre d’affaires annoncé est sans doute un run rate extrapolé à partir de quelques contrats signés avec des banques et des assureurs. Personne ne vérifiera. Les investisseurs n’ont pas besoin de preuves, ils ont besoin de storytelling.

Qui se goinfre dans l’affaire ? Les VCs, toujours

Derrière cette annonce, il y a Dario Amodei et sa bande de transfuges d’OpenAI. Ils ont levé des centaines de millions (un peu plus de 7 milliards selon les comptes officieux) pour arriver à un bénéfice trimestriel ridicule au regard de la mise. Le vrai miracle, c’est que les VCs continuent d’avaler cette soupe. Pendant ce temps, les régulateurs dorment, les gouvernements applaudissent, et les développeurs pleurent sur la facture GPU.

L’IA éthique, un oxymore rentable ?

Anthropic se targue de faire de l’IA responsable. En réalité, ils ont juste compris que le marché premium existait pour ceux qui promettent de ne pas être aussi cons que leurs concurrents. Leur secret ? Un modèle de langage payant, des benchmarks bidonnés, et une équipe de relations publiques qui travaille mieux que les ingénieurs. Le trimestre bénéficiaire ? C’est le résultat de ventes forcées à des entreprises qui ont peur de rater le train. Rien de plus.

La suite : un crash programmé ou un rachat ?

Si Anthropic est bénéficiaire un trimestre, c’est qu’ils ont taillé dans les budgets R&D ou qu’ils ont surfacturé des clients captifs. Dans six mois, les mêmes annonceront une restructuration, un nouveau tour de table, ou une vente à Microsoft. Le cycle est connu. Le vrai gagnant ici, ce n’est pas l’IA, c’est le capitalisme de l’incertitude. Et nous, on regarde, on râle, et on paye. Encore.

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