Dans le monde merveilleux de l'IA où chaque startup se vante de ses millions d'utilisateurs, Anthropic adopte une stratégie plus… créative. Plutôt que de publier un chiffre, ils laissent courir des estimations divergentes de 12 millions d'utilisateurs – entre 18 et 30 millions – comme si la vérité était une variable d'ajustement. Un flou artistique bien pratique quand on veut entretenir le mythe de la croissance explosive sans avoir à en montrer les preuves.
Le seul chiffre qui compte : celui de votre carte bleue
Interrogé par TechCrunch, un porte-parole d'Anthropic a esquivé la question des utilisateurs totaux pour se focaliser sur le seul métrique qui fait saliver les investisseurs : les abonnements payants. Ils auraient plus que doublé cette année. Bravo. La compagnie fondée par d'anciens d'OpenAI comprend l'essentiel : dans la Silicon Valley, une revenue récurrente vaut mieux qu'une armée d'utilisateurs gratuits. Ils ne vendent pas un assistant IA, ils vendent un pipeline de facturation.
La stratégie du flou : entretenir la hype, éviter le scrutiny
En ne communiquant pas de chiffres clairs, Anthropic se donne une marge de manœuvre précieuse. Les médias peuvent spéculer sur une croissance « skyrocketing » sans pouvoir la vérifier. Les concurrents doivent naviguer à vue. Et les clients potentiels sont impressionnés par un halo de succès, même mal défini. C'est le marketing du brouillard : moins on voit, plus on imagine. Et en imaginant, on souscrit.
Pendant ce temps, le vrai test – la rétention, la satisfaction, l'utilité réelle au-delà de l'engouement initial – reste soigneusement caché derrière ce rideau de fumée numérique. Anthropic vous parle de votre avenir. Mais concernant son présent, il préfère garder le silence.