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Amazon: l'IA, ce mirage qui fait saliver les actionnaires

Amazon continue de creuser les caisses pour des data centers, et Wall Street applaudit. Pendant ce temps, les milliards partent en fumée (et en électrons). Les startups IA, elles, peuvent toujours courir.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Encore une enveloppe de 100 milliards de dollars pour les data centers, et les actionnaires d'Amazon applaudissent comme des otaries devant un seau de harengs. Ils adorent l'IA — tant qu'elle leur rapporte. Et quoi de plus rentable qu'un nuage bien gras pour vendre des pelles pendant la ruée vers l'or numérique ?

Le grand cirque des capex

Amazon a annoncé, sans sourciller, qu'il engloutirait 100 milliards en 2025 dans des infrastructures cloud. C'est plus que le PIB d'une cinquantaine de pays. Pour quoi ? De l'IA. Mais si l'on gratte le vernis, on découvre que la croissance d'AWS stagne à 12 % par an, contre 35 % il y a trois ans. La marge opérationnelle fond, elle aussi : les coûts de construction et d'énergie dévorent les bénéfices. Mais rassurez-vous, les actionnaires votent avec leur portefeuille, pas avec leur cerveau.

Un prétexte en cuivre et en fibre

Ce n'est pas l'IA qui excite les investisseurs, c'est le fait qu'Amazon puisse justifier des dépenses colossales qui écrasent toute concurrence. Chaque milliard enfoui dans les serveurs est une barrière de plus pour les startups IA. Leur seul choix ? Louer les serveurs du géant — et payer l'impôt sur la peur de rater le train. Les investisseurs, eux, savent qui encaissera le loyer, quoi qu'il arrive. C'est un business réglé comme du papier hygiénique : ceux qui vendent le papier s'en mettent plein les poches, ceux qui s'essuient paient.

Les pigeons volontaires

Le comble ? Cette dépense ne crée aucune valeur visible pour l'utilisateur final. Amazon le sait, les actionnaires le savent, et tout le monde fait semblant de croire que l'IA va tout révolutionner. Pendant ce temps, les vraies innovations se noient dans une mer de GPU et de factures électriques. Les entrepôts et les livreurs ne sont même plus la priorité : la maison mère a décidé que le paradis serait un pavillon de data centers à côté d'une centrale nucléaire.

Et qui paie la facture finale ?

L'environnement, bien sûr. Les émissions de CO2 d'Amazon ont augmenté de 18 % en deux ans, et les besoins en eau pour refroidir les serveurs font bouillir les rivières locales. Les communautés voisines des futurs sites hurlent — inutilement. Les dirigeants promettent des « énergies propres » dans des régions où le réseau électrique fait déjà des crises d'apoplexie. Mais qui pose la question en assemblée générale ? Personne, car l'action monte.

La bulle, s'il en reste

Alors oui, les investisseurs aiment l'IA — mais uniquement quand elle leur permet de jouer au Monopoly avec les infrastructures. Si la bulle éclate, les actionnaires les plus malins auront déjà revendu leurs parts, et les retardataires resteront avec des data centers vides et une facture de refroidissement. En attendant, Amazon continue de rassurer : « Nous dépensons plus que nos concurrents, donc nous gagnons. » Magnifique logique de débile mental version corporate.

Bienvenue à Susanoo News. On ne vous vend pas du rêve, on vous débranche la perfusion.

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