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300 millions sans produit : Andrew Dai réinvente l'argent facile

Andrew Dai, ex-DeepMind, a levé 300 millions de dollars avant même d'avoir un produit. Les VCs lui ont offert un chèque en blanc pour une thèse sur l'IA visuelle. Résultat : une startup valorisée 1,5 milliard sur la base d'un CV.

PAR SUSANOO NEWSSOURCE : TECHCRUNCH AI
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Andrew Dai, vous ne le connaissez pas ? Normal. Il n'a encore rien fait. Pourtant, ce transfuge de DeepMind vient de lever 300 millions de dollars en pré-seed – sans avoir lancé le moindre produit, sans client, sans même un prototype qui tienne debout. Bienvenue dans l'IA, où le pedigree rapporte plus que le code.

Le CV comme business plan

Dai a passé une décennie à DeepMind à travailler sur des modèles de langage qui ont ensuite nourri ChatGPT. Une belle carte de visite, certes, mais qui justifie 300 millions ? Ses investisseurs – des fonds à la réputation jusqu'ici sérieuse – ont avalé une thèse pompeuse sur « l'IA visuelle comme prochaine frontière ». Comme si DALL-E, Midjourney et Sora n'existaient pas. Mais dans la startup nation, le vide se vend aussi cher que l'or.

Une valorisation cousue de fil blanc

Les 300 millions en pré-seed – c'est plus que ce que la plupart des startups lèvent en série B – placent la valorisation de l'entreprise autour de 1,5 milliard, selon les rumeurs. Pour une boîte qui n'a même pas de nom officiel (on parle de « Visual AI Inc. »). Dai lui-même n'a donné aucune démo publique, aucune roadmap technique. Juste une promesse : « Nous allons redéfinir la perception visuelle. » Ça marche mieux quand on a un CV de DeepMind et une armée de communicants.

Qui se goinfre ?

Les vrais gagnants sont les fonds qui misent sur un rachat rapide par Google ou Microsoft. Dai empoche un salaire de PDG à sept chiffres, les associés des fonds se frottent les mains. Pendant ce temps, des centaines de chercheurs sincères galèrent à lever 500 000 euros pour un projet sérieux. La leçon est claire : ne perdez pas votre temps à construire un produit, construisez un CV. Et appelez ça « pré-seed » pour que personne n'ose poser de questions.

L'IA visuelle, excuse pour tout brûler

Dai affirme que l'IA visuelle est « le chaînon manquant de l'intelligence artificielle ». Sérieusement ? Les modèles génératifs d'images existent depuis 2021. Les agents visuels autonomes sont déjà en production chez Tesla, Uber, et même dans des startups chinoises. Mais Dai préfère parler de « saut quantique » sans rien montrer. Ironique pour un type qui a passé sa carrière chez DeepMind, où les résultats étaient publiés, pas vendus sous forme de promesses.

Alors, Andrew, tu as quoi à montrer ? Un slide deck ? Une API factice ? Une levée de fonds record qui fait de toi le roi de l'air chaud. Pendant ce temps, l'industrie de l'IA continue de tourner sur des modèles ouverts, des données réelles et des équipes qui bossent. Mais qui a besoin de ça quand on a 300 millions à brûler ?

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